Kinshasa étouffe :Embouteillages monstres et flambée des prix du transport

Kinshasa étouffe :Embouteillages monstres et flambée des prix du transport

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Le quotidien est devenue de plus en plus insoutenable dans la capitale congolaise, la rue est devenue un lieu d’épreuve. Chaque jour, des centaines de milliers de Kinois affrontent des embouteillages interminables et une hausse constante du coût du transport qui pèse lourdement sur leur pouvoir d’achat. Le cœur économique du pays semble asphyxié, et la situation devient alarmante.

Des bouchons devenus ordinaires; à Kinshasa, ce ne sont plus seulement les heures de pointe qui posent problème. Les axes majeurs comme le boulevard du 30 Juin, l’avenue Kasa-Vubu, le boulevard Lumumba ou encore l’avenue de l’Université sont congestionnés du matin au soir. Les causes sont multiples : explosion démographique, absence de plan de mobilité urbaine, non-respect du code de la route, multiplication des marchés spontanés et mauvaise synchronisation des feux tricolores.

Une flambée des prix de transportFace à ce chaos routier, les chauffeurs de taxis et taxis-motos (wewa) justifient la hausse des tarifs par l’augmentation de la consommation de carburant liée aux longues files et à l’usure accélérée des véhicules. Un trajet qui coûtait 1 500 francs il y a six mois s’élève aujourd’hui à 2 000 ou 2 500 francs, voire plus selon l’heure ou les intempéries.

Pour les populations à faibles revenus, notamment les étudiants, les vendeuses de rue et les fonctionnaires, se déplacer devient un luxe. Certains font désormais de longs trajets à pied, d’autres réduisent leur activité faute de moyens de transport.

Les initiatives publiques peinent à répondre à l’urgence : les transports en commun sont insuffisants, souvent irréguliers. Quant à la circulation des wewa, elle reste désorganisée, avec peu de zones dédiées, aggravant l’anarchie sur les routes.

 » Je n’ai normalement pas le droit de prendre la moto selon l’interdiction de mon médecin mais face aux nombreux embouteillages que faire d’autre pour arriver à temps au boulot ?  » a déclarée une passante sur le boulevard Lumumba.

Kinshasa a besoin de respirer. Sans une volonté politique ferme et une approche urbaine intégrée, la mobilité restera l’un des plus grands cauchemars du quotidien kinois car derrière chaque embouteillage, ce sont des heures de travail perdues, des élèves en retard, des malades en danger et une capitale qui s’enlise lentement.

Tabitha Tifanny Moseka

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