La République démocratique du Congo (RDC) prépare activement son grand retour sur l’échiquier mondial. Cinquante-deux ans après leur unique participation en 1974, les Léopards s’apprêtent à disputer la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Ce mardi, le gouvernement a franchi une étape décisive : le ministre des Sports, Didier Budimbu, et la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato, ont reçu à Kinshasa les représentants des ambassades américaine et canadienne.
L’objectif de cette rencontre de haut niveau était clair : coordonner le déplacement de la délégation officielle qui accompagnera l’équipe nationale durant le tournoi, prévu du 11 juin au 19 juillet.
Un enjeu sportif et diplomatique
Au-delà de la logistique, cette réunion traduit une réelle volonté politique : démontrer que la RDC est capable de gérer avec rigueur un événement d’envergure internationale. Sur le terrain, le défi sera de taille. Logés dans le groupe K, les Léopards affronteront le Portugal, la Colombie et l’Ouzbékistan — un tirage exigeant qui impose une préparation millimétrée.
Mise en garde contre les arnaques
Conscient de l’effervescence populaire, le ministre Budimbu a profité de l’occasion pour mettre en garde la population contre les escroqueries en ligne. Il a fermement rappelé qu’aucun frais ne sera exigé des supporters officiellement retenus pour le voyage : billets, hébergement et transport seront intégralement pris en charge par l’État congolais. Une précision cruciale destinée à protéger les citoyens contre d’éventuels réseaux de fraude.
Un test de gouvernance
Ce retour au Mondial dépasse le cadre strictement sportif. Il s’agit d’un test grandeur nature pour la capacité du pays à conjuguer sport, diplomatie et bonne gouvernance. Pour Kinshasa, l’enjeu est double : porter haut les couleurs nationales face à des adversaires redoutables et prouver que la RDC sait désormais tenir son rang sur la scène internationale.
Merveille Maleya


