Le suspense autour de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) vient de s’achever. Après plusieurs semaines d’incertitude alimentées par un rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF), la justice congolaise a tranché : le Directeur général de l’OCC, Étienne Tshimanga Mutombo, et ses collaborateurs ne seront pas poursuivis.
Dans une correspondance officielle datée du 12 mai 2026, le parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe annonce que le dossier ouvert pour détournement de deniers publics et faux en écriture est classé sans suite. La décision, signée par l’Avocat général Michel Booto Basakila, avait été arrêtée le 8 mai, au motif que « les faits ne sont pas établis ».
Cette affaire, née d’un rapport de l’IGF, avait rapidement pris une dimension nationale. L’opinion publique s’était enflammée, voyant dans ce dossier un test grandeur nature de la lutte contre la corruption et du renforcement des mécanismes de contrôle des finances publiques.
En lavant de tout soupçon le DG de l’OCC, la justice rappelle que les enquêtes administratives ne suffisent pas à établir une culpabilité et que la présomption d’innocence reste une pierre angulaire de l’État de droit.
Mais au-delà du verdict, ce dénouement relance un débat plus large : comment concilier la rigueur des organes de contrôle avec l’exigence de preuves judiciaires solides ? Dans un pays où la transparence est devenue un mot d’ordre, cette affaire illustre la frontière fragile entre suspicion et responsabilité pénale.
JBK


