Face aux récentes publications évoquant un différend financier avec la société américaine PayServices, le Gouvernement de la République démocratique du Congo a apporté, ce lundi, des précisions officielles. Dans un communiqué diffusé par le ministère des Finances, les autorités congolaises ont tenu à rétablir les faits et à rappeler le cadre juridique qui encadre les engagements de l’État.
Le ministère des Finances indique que les relations entre certaines institutions publiques et PayServices se sont limitées à des protocoles d’accord à caractère exploratoire, dans le cadre d’un projet de digitalisation des services publics. Ces documents, précise-t-on, n’ont pas valeur d’engagement financier au regard du droit congolais des finances publiques.
Aucun contrat n’a été signé par le ministre des Finances, et aucune autorisation parlementaire n’a été sollicitée ou obtenue. En conséquence, aucune obligation budgétaire ne lie l’État congolais à cette entreprise.
La société PayServices aurait, selon les informations relayées, introduit une demande de paiement de 20 millions de dollars. Les services compétents de l’État ont conclu à l’impossibilité légale d’y donner suite, notamment en raison de l’absence de fondement contractuel et de certaines restrictions imposées à l’entreprise par des autorités financières américaines.
Le communiqué souligne que l’État congolais n’a procédé à aucun décaissement, transfert de fonds ou engagement financier en faveur de PayServices.
Concernant les allégations de corruption évoquées dans certains débats publics, le Gouvernement affirme qu’aucune commission, contrepartie ou avantage n’a été sollicité ni versé. Il invite toute personne disposant d’éléments probants à saisir les juridictions compétentes.
En définitive, l’affaire PayServices rappelle l’importance d’une gouvernance rigoureuse dans la gestion des partenariats publics, en particulier dans des secteurs aussi sensibles que la digitalisation des services de l’État. En réaffirmant son attachement au respect strict du cadre légal et à la transparence, le Gouvernement congolais entend non seulement se prémunir contre toute dérive, mais aussi poser les bases d’une coopération plus claire, plus encadrée et mieux comprise par ses partenaires.
Merveille Maleya


