Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement décliné l’invitation de la Fondation THABO MBEKI, qui proposait l’organisation d’un dialogue entre acteurs congolais pour favoriser la paix dans l’est du pays. L’événement, prévu du 3 au 6 septembre 2025 à Johannesburg, visait à réunir des représentants politiques, religieux et des groupes armés, dont le M23.
Lors d’un point de presse à Kinshasa, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick MUYAYA, a qualifié cette initiative « inopportune » et « informelle », soulignant le caractère partisan de l’ancien président sud-africain. « Il n’y a aucune autorité, ni le conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, ni le président de l’Assemblée nationale, qui pourra participer à ces discussions », a-t-il affirmé.
Selon les autorités congolaises, plusieurs cadres de négociation sont déjà en cours et jugés plus légitimes :
Un processus bilatéral avec le Rwanda, soutenu par les États-Unis.
Des pourparlers à Doha, dans un cadre diplomatique parallèle.
Une concertation nationale inclusive, ayant abouti à une feuille de route consensuelle.
Kinshasa insiste sur la nécessité de préserver la cohérence et la crédibilité des démarches déjà engagées, tout en évitant la multiplication de forums perçus comme biaisés ou redondants. Le rejet de l’initiative de Mbeki illustre la volonté du gouvernement de garder le contrôle sur les mécanismes de paix et de dialogue.
Merveille MALEYA


