‎MATATA PONYO définitivement écarté par la Cour constitutionnelle

‎MATATA PONYO définitivement écarté par la Cour constitutionnelle

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‎Le feuilleton judiciaire d’Augustin MATATA PONYO a pris fin. La Cour constitutionnelle a rejeté, ce jeudi 28 août, le recours introduit par l’ancien Premier ministre contre sa condamnation à dix ans de travaux forcés. La haute juridiction a déclaré sa requête irrecevable, se jugeant incompétente pour traiter l’affaire, une décision qui scelle définitivement le sort judiciaire de l’ex-chef du gouvernement.

‎Un procès pour le dossier Bukanga-Lonzo
‎Le rejet met un terme à une procédure judiciaire de plusieurs mois autour du dossier de l’affaire Bukanga-Lonzo. La Cour constitutionnelle a précisé qu’aucune charge procédurale ne sera retenue et que la décision sera notifiée à l’intéressé.

‎En mai dernier, MATATA PONYO avait été reconnu coupable de détournement de fonds publics dans le cadre du projet agro-industriel de Bukanga-Lonzo. Deux montants colossaux étaient en jeu :
‎156 millions de dollars détournés en lien avec l’homme d’affaires sud-africain Christo Grobler.
‎89 millions de dollars dans le cadre du marché international de Kinshasa, impliquant l’ex-gouverneur de la Banque centrale, Déogratias MUTOMBO.

‎Conséquences de la condamnation

‎La Cour avait prononcé une peine de dix ans de travaux forcés, assortie de la confiscation des biens, de l’inéligibilité et de la privation des droits civiques pour cinq ans. Les co-accusés avaient écopé de cinq ans de travaux forcés chacun. Mutombo a également été privé de ses droits civiques, et Grobler a été expulsé du territoire.

‎MATATA PONYO, qui est le président du parti Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD), avait dénoncé une « cabale judiciaire » et contesté la procédure, évoquant une violation de ses immunités parlementaires. Le ministère public avait initialement requis vingt ans de travaux forcés et dix ans d’inéligibilité.

‎L’avenir politique compromis

‎Depuis sa condamnation, l’ancien Premier ministre s’est effacé de la scène publique. Son parti affirme qu’il est en exil et dénonce des pressions politiques, révélant même que le passeport de sa fille a été confisqué par la Direction Générale de migration.
‎Ce rejet définitif soulève des questions sur l’indépendance de la justice et la transparence des procédures dans les affaires impliquant des figures politiques majeures. Il met également en lumière les fragilités du système de gouvernance et les tensions entre institutions. Pour MATATA PONYO, l’échec judiciaire est aussi un effondrement politique. Ses ambitions présidentielles sont désormais compromises, et le LGD se retrouve sans leader.

Merveille MALEYA

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