Depuis près d’un mois, la grève des chauffeurs poids lourds a transformé Kinshasa en un centre névralgique d’une crise économique majeure. Ce mouvement, déclenché après l’application de nouvelles restrictions horaires sur la circulation des camions, a rapidement dépassé le seul secteur du transport pour affecter l’ensemble des chaînes d’approvisionnement et fragiliser les entreprises.
Face à cette situation, la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) tire la sonnette d’alarme. L’organisation patronale, qui a participé à toutes les concertations avec les parties concernées, déplore l’inaction persistante des autorités dans la mise en œuvre des mesures convenues.
« Les entreprises subissent de plein fouet les conséquences de ce blocage. Il est impératif que les solutions actées lors des concertations soient immédiatement appliquées pour éviter un effondrement du tissu économique », alerte **Thierry Ngoy Kasumba**, Administrateur Délégué de la FEC.
Le 10 juin dernier, un consensus multipartite avait été trouvé sous l’égide du Vice-Premier Ministre en charge de l’Économie Nationale. Pourtant, près de trois jours après, les décisions arrêtées restent lettre morte, prolongeant une crise dont les répercussions pourraient s’aggraver dans les semaines à venir.
La FEC insiste sur la nécessité d’une levée immédiate de la grève et sur une action rapide des autorités afin de rétablir les flux économiques essentiels à la stabilité du pays. Pour l’heure, les entreprises et les consommateurs restent dans l’attente d’une issue concrète à cette crise qui n’a que trop duré.

La Transparence


