RDC: Tortures et exécutions dans les geôles du M23, Amnesty International dévoile des horreurs innommables

RDC: Tortures et exécutions dans les geôles du M23, Amnesty International dévoile des horreurs innommables

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Goma et Bukavu – Un rapport accablant publié cette semaine par Amnesty International met en lumière des atrocités commises par les rebelles du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Arrestations arbitraires, tortures systématiques et exécutions sommaires se multiplient dans des centres de détention clandestins, selon l’organisation.

Sous couvert de rétablir l’ordre, le M23 déploie une répression implacable contre les civils et les opposants présumés. Tigere Chagutah, directeur régional d’Amnesty pour l’Afrique de l’Est et australe, est catégorique : « Les déclarations publiques du M23 masquent la brutalité avec laquelle ils répriment toute contestation. Ceux qu’ils jugent opposants sont torturés ou exécutés, tandis que la peur paralyse le reste de la population. »

Amnesty International dévoile une liste de lieux où les victimes sont enfermées : l’ancien bureau provincial de l’ANR, surnommé « Chien Méchant », le complexe militaire de la 34ᵉ région, le mont Goma et un camp à Kanyaruchinya. À Bukavu, les cachots se trouvent dans les locaux de l’ANR et un camp militaire du quartier Bagira.

Les récits des survivants font froid dans le dos. Un ancien détenu témoigne : « Un combattant du M23 a frappé un homme avec un marteau. Il est mort sur le coup. Un autre, ancien militaire, a été torturé pendant des heures avant de succomber. »

Les prisonniers s’entassent dans des cellules surpeuplées, privés d’eau potable, de soins et de nourriture. « À Chien Méchant, il faisait si chaud et sombre qu’on buvait l’urine des autres. Quand il pleuvait, on léchait le sol pour avoir de l’eau », raconte un rescapé.

Certains ne recouvrent la liberté qu’au prix de rançons pouvant atteindre 2 000 euros, tandis que d’autres disparaissent sans laisser de trace.

Malgré la gravité des faits, la communauté internationale tarde à réagir. Amnesty International exige des mesures concrètes pour mettre fin aux exactions et poursuivre leurs auteurs. L’organisation appelle également à une pression diplomatique sur le Rwanda, accusé de soutenir militairement le M23.

Alors que l’est de la RDC subit des décennies de violence, les civils restent une fois de plus les premières victimes d’un conflit où les intérêts géopolitiques l’emportent sur la justice et l’humanité.

Merveille Maleya

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