Le dossier opposant le prestigieux club TP Mazembe à l’État congolais prend une nouvelle tournure sous l’impulsion du ministre des Sports, Didier Budimbu. Dans une lettre officielle datée du 9 mai, ce dernier exige du club lushois la remise des originaux des pièces justificatives concernant une créance de près de 16 millions de dollars. Somme que le club réclame au gouvernement pour des frais engagés lors de missions sportives internationales.
Le ministre des Sports ne laisse aucune place au doute : pour débloquer ces fonds, TP Mazembe doit fournir un dossier complet et transparent. Ordres de mission tamponnés à l’aller et au retour, copies des passeports avec visas, billets d’avion ou factures originales, factures d’hébergement et de restauration, ainsi que toutes autres dépenses liées aux déplacements, sont désormais exigés. Cette démarche s’inscrit dans une volonté ferme de garantir la bonne gestion des finances publiques.
La portée de cette correspondance dépasse largement les murs du ministère. Elle a été transmise pour information au président de la République, au Premier ministre, au président de l’Assemblée nationale, au ministre du Budget, ainsi qu’aux présidents du Comité olympique congolais et du Comité de normalisation de la FECOFA. Ce large relais souligne l’enjeu politique et institutionnel majeur de ce dossier.
TP Mazembe, club multiple champion d’Afrique, est souvent confronté à des coûts élevés liés à ses participations internationales. Mais la demande de transparence initiée par Didier Budimbu pourrait bien instaurer une nouvelle norme pour tous les clubs et fédérations congolaises, souvent en quête de remboursements et de justifications financières.
Alors que la gestion des fonds publics est scrutée comme jamais, ce bras de fer entre TP Mazembe et l’État, sous la houlette du ministre Budimbu, promet de redéfinir les règles du jeu. L’issue de cette confrontation sera déterminante pour l’avenir du sport congolais, entre exigence de transparence et soutien aux ambitions internationales. Une affaire à suivre de près, tant elle pourrait faire jurisprudence.
La rédaction


