Dans une démarche inédite, le Sénat de la République démocratique du Congo lance une vaste opération de contrôle administratif et physique de son personnel. Initiée par le questeur de la chambre haute, cette action vise à identifier les agents fictifs et à rationaliser la gestion des ressources humaines.
Avec près de 700 agents recensés, l’institution se heurte à un problème de sur-effectif qui impacte son efficacité. Pour y remédier, le sénateur Sylvain Mukengeshayi Kabongo Taupin entend établir une cartographie précise des fonctions et responsabilités de chacun. Une initiative qui s’inscrit dans une logique d’optimisation des moyens et de transparence institutionnelle.
La commission mise en place pour conduire ce travail est dirigée par Didier Molisho, directeur de cabinet du président du Sénat. Elle réunit des membres des différents cabinets, du personnel administratif ainsi que le secrétaire général du Sénat. Son mandat : un mois pour établir un diagnostic complet et soumettre des recommandations.
En attendant les conclusions de cette évaluation, tout mouvement du personnel est suspendu, y compris les avancements en grade. Une mesure qui marque la volonté du Sénat de mener à bien cette réforme sans interférences.
Ce mercredi 7 mai 2025, les membres de la commission ont reçu leurs directives. Objectif affiché : traquer les doublons et les inefficiences afin de garantir une gestion plus rigoureuse des ressources humaines du Sénat.
Reste à voir si cette initiative aboutira à des mesures concrètes et durables pour améliorer le fonctionnement de l’institution.
La Transparence


