La question des immunités parlementaires de Matata Ponyo a ravivé les tensions entre le pouvoir législatif et judiciaire en RDC. Lors d’une séance plénière à l’Assemblée nationale, le député Daniel Aselo a dénoncé les propos du président de la chambre basse, Vital Kamerhe, les jugeant irrespectueux à l’égard du président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta. Ce nouvel épisode illustre les frictions persistantes autour de la séparation des pouvoirs et la légitimité des décisions judiciaires dans le paysage politique congolais.
Daniel Aselo, juriste de formation, a dénoncé avec fermeté ce qu’il considère comme un manque de respect envers une institution clé du pays. Selon lui, la question des immunités parlementaires et du statut judiciaire de Matata Ponyo doit être abordée avec rigueur juridique et non sous un prisme exclusivement politique. « On ne peut pas parler du chef de corps de cette manière », a-t-il déclaré, rappelant l’importance du respect des équilibres institutionnels.
De son côté, Vital Kamerhe a tenté de nuancer ses propos en annonçant une rencontre imminente avec Dieudonné Kamuleta pour clarifier la position de la Cour constitutionnelle sur le dossier. Toutefois, cette controverse souligne une fois de plus les tensions entre le pouvoir législatif et judiciaire en RDC, où la séparation des pouvoirs reste un enjeu récurrent.
Alors que cette affaire continue d’alimenter les débats politiques, elle pourrait avoir des répercussions sur les rapports entre les institutions et sur l’évolution des stratégies des différents acteurs politiques à l’approche des prochaines échéances électorales.
Quel impact cette controverse pourrait-elle avoir sur l’équilibre des pouvoirs en RDC ?
MM


