La RDC à la croisée des chemins entre l’inévitable rentrée des classes et l’inarrêtable expansion dévastatrice du monkeypox

La RDC à la croisée des chemins entre l’inévitable rentrée des classes et l’inarrêtable expansion dévastatrice du monkeypox

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Aussi embarrassante que cela puisse paraître, la situation en République démocratique du Congo plonge le pays dans un choix cornélien. D’un côté, après d’âpres tractations, le gouvernement congolais est parvenu à décrocher la reprise des cours sans couacs alors qu’il y a peu, les syndicats des enseignants se montraient intraitables, menaçant de déclencher des mouvements de grève pour exiger l’amélioration de leurs conditions salariales.

Les autorités congolaises qui ont ainsi réussi à faire basculer, dans leurs camps, les professionnels de la craie ne pourraient, se dit-on, que saisir la balle au bond pour s’assurer que le pays ne rate pas ce décollage d’une nouvelle année scolaire déjà fixée au 2 septembre.

Cependant, la variole du signe dont la propagation se fait telle une traînée de poudre ne semble pas de cet avis. À chaque réveil, la nation est assaillie de nouveaux patients attaqués par l’épidémie, semant ainsi le doute réel au sujet de garanties pour un début d’année scolaire sain.

Que faut-il donc? Doit-on rester là à se morphondte ? Faut-il se plier aux 4 volontés du Mpox qui se transmet entre autres par des contacts corporels et repousser le début des cours ou faut-il maintenir une rentrée scolaire menacée par des appels à la grève ? Des questions qui taraudent les esprits mais qui valent leur pesant d’or.

Il n’est pas moins vrai que l’afflux des écoles par des apprenants est un risque de propagation de la maladie. En l’absence d’équipements médicaux au sein des établissements scolaires, il est difficile d’identifier un porteur de germes du monkeypox. Pourtant, comme l’affirment les experts sanitaires congolais, il se transmet par contact direct ainsi que par des gouttelettes de salive lorsqu’on entre en contact proche avec une personne infectée.

Face au degré de la menace, une certaine opinion soutient qu’il est impératif pour le gouvernement congolais d’envisager le report de la rentrée scolaire, quitte aux dirigeants congolais de profiter de l’échéance pour prendre des mesures innovantes et adéquates afin de riposter contre la variole.

A ce stade, ils préconisent la vaccination dont les doses n’ont toujours pas encore atterri au pays ; les tests de détection rapide pour dénicher les personnes attaquées ou encore envisager des méthodes de détection moléculaire dans des institutions scolaires, sans passer outre les traitements antirétroviraux pour contrer l’épidémie.

D’autres échos expliquent, par ailleurs l’impérative nécessité de respecter le calendrier scolaire afin d’éviter des retards comme du temps du Coronavirus. A les en croire, malgré le degré de la menace, plusieurs agglomérations du pays restent épargnées du danger et ne devraient pas de fait être frappées par des mesures liées au Mpox. Ils s’en tiennent tout de même aux promesses du gouvernement qui rassure que malgré les difficultés, la surveillance active des cas sera renforcée.

« Notre ministère de la santé a pris des mesures de manière à intensifier la surveillance de cette maladie pour permettre que le diagnostic se fasse rapidement », promettent les autorités sanitaires en RDC.

Quoi qu’il en soit, si jusqu’au bout, Kinshasa choisit de marcher avec les 2, la riposte contre l’épidémie et le maintien des cours, alors la responsabilité, le patriotisme et la prévention, par chaque Congolais, devraient être sans équivoques pour éviter la propagation du monkeypox.

Jean Ngaviro

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