La réforme engagée dans l’appareil judiciaire par le Ministre de la justice, a engendré animosité des magistrats qui veulent en découdre avec Constant Mutamba.
Depuis quelques semaines, le patron de la justice s’est attiré la fougue des magistrats qui l’accusent d’empiéter sur leurs prérogatives.
En réaction, le Ministre de la justice précise qu’il s’en prend pas aux magistrats, mais il combat les réseaux maffieux qui gangrènent le système judiciaire.
Constant Mutamba confirme les dires du Chef de l’État selon lesquels, la justice est malade.
Face à la grogne des magistrats, Mutamba réagit sans mâcher les mots :
« Je sais qui se cache derrière, leur cible n’est pas moi, mais le Chef de l’État. Je vais me battre jusqu’au bout », a-t-il martelé sous un air très décisif quoiqu’il en coûte.
À voir de près cette guerre déclenchée par magistrats contre Constant Mutamba, d’aucuns n’arrivent pas comprendre la montée aux enchères des syndicats de magistrats contre la Mutamba et ses méthodes pour redresser l’appareil judiciaire réputé en perte de vitesse.
Pourtant, si les magistrats ne se reprochaient dans l’exercice de leurs fonctions, les réformes en voie d’être initiées par le Ministre de la justice ne pouvaient pas rencontrer une résistance de leur part en lieu et place d’apporter leur pierre à l’édifice pour redorer l’image de la justice congolaise reconnue malade par le Président de la République.
L’attitude des magistrats appartenant à ces deux syndicats, laisse présager une attitude des personnes lésées par une démarche quelconque qui ne va pas dans les intérêts mesquins et égocentriques.
À l’instar de cette citation : « Qui se sent morveux, se mouche ».
Dans une autre paire de manche, sachant que Constant Mutamba est investi de tout pouvoir, par le commandant suprême et père de la nation pour redresser la justice et redorer le blason terni.
Alors, s’attaquer à Mutamba équivaut à dire clairement que les magistrats engagent implicitement un bras de fer avec le Président Tshisekedi.
Sans nul doute, il est clair d’annoncer que celui qui combat les anges, il combat Dieu. De même que celui qui s’attaque aux fils, s’est attaqué au Père.
Une certaine opinion qui redoute une guerre d’acharnement sans fin, craint aussi que les magistrats rencontrent sur leur chemin des milliers de congolais qui soutiennent le combat mené par Constant Mutamba contre les vices qui minent ce secteur depuis des lustres.
Les magistrats qui voudraient s’ériger en un blocage contre la politique gouvernementale en matières judiciaires risquent de rencontrer la fougue populaire.
Ainsi donc, estiment des observateurs avisés, les magistrats doivent mettre un peu d’eau dans leur vin car ils sont seuls contre une majeure partie des congolais victimes d’une justice malade administrée par les mêmes magistrats donneurs de leçons du temps de la fin, ironisent ces observateurs.
Basile MUYA


