Nouveau drame enregistré sur la rivière Lukeni, dans la province de Maï-Ndombe. Une baleinière transportant près de 300 personnes, selon les autorités locales, en provenance d’Oshwe vers Nioki, a fait naufrage sur la rivière Lukeni.
Contacté par notre source, l’administrateur du territoire de Kutu, rapporte que la baleinière dénommée HB Jésus-Christ, arrivée dimanche au village Tolo vers 18 heures, a poursuivi son périple nuitamment vers Nioki à ses risques et périls.
Fort malheureusement ce fut vers 19 heures locales, après atteint le village Madjoko, qu’est intervenue la tragédie du naufrage faisant plus de 300 disparus, nous a-t-on indiqué. Lors d’un virage, poursuit la même source, l’embarcation a heurté des troncs d’arbres et s’est complètement renversée au regard de la navigation nocturne interdite pourtant par les autorités compétentes.
Des sources recoupées renseignent que, cinq corps sans vie ont été repêchés, et plusieurs autres rescapés ont été retrouvés. L’autorité territoriale a indiqué à notre source qu’il a dépêché des équipes pour poursuivre des recherches des corps personnes disparues.
Jacques Nzenza Mongie AT de Kutu, cette embarcation avait prévu de naviguer de nuit. Après avoir dépassé Madjoko, sur un virage, ils ont heurté des morceaux de bois sous l’eau, et la baleinière s’est renversée. La toiture en bas, et la coque en haut. Il y a eu des morts. Pour l’instant, il est difficile de dresser un bilan précis, mais quelques rescapés ont pu échapper. Les recherches se poursuivent. Sur les 300 passagers, on a retrouvé deux femmes, deux hommes et un enfant de neuf mois.
De son côté les acteurs de la société civile de Nioki dresse un bilan provisoire de 43 rescapés, trois corps sans vie retrouvés, et de nombreux disparus parmi les 300 passagers.
Le Gouverneur de Maï-Ndombe, Nkoso Kevani Lebon, se dit consterné par la nouvelle dramatique de ce naufrage. Le chef de l’exécutif provincial a exprimé toute sa compassion aux familles éplorées.
L’occasion faisant le larron, Lebon Nkoso a annoncé des mesures drastiques pour mettre fin aux naufrages. Une enquête est en cours pour établir les responsabilités.
« Nous devons avoir des embarcations sécurisées. Cela fait partie de notre programme, et dans quelques mois, il y aura déjà des embarcations sécurisées. Une équipe, composée de membres du comité provincial de sécurité, est en route pour établir les responsabilités », a-t-il déclaré.
Il urge de rappeler que ce naufrage intervient deux mois après le drame enregistré en juin dernier ayant causé la disparition de plus de 80 personnes sur la rivière Kwa, également en raison de la navigation nocturne.
JBM


