La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) s’est dite ouverte à une révision de la Constitution, à condition qu’elle se fasse dans un cadre consensuel. L’annonce a été faite ce jeudi lors d’un point de presse présidé par l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO.
Devant les journalistes, l’abbé Nshole a rappelé que la Constitution congolaise prévoit elle-même des mécanismes de révision, à l’exception de certains articles intangibles. « Nous ne sommes pas contre une révision, mais elle doit être portée par l’ensemble des forces vives de la nation », a-t-il déclaré.
Le secrétaire général de la CENCO a insisté sur la distinction entre révision et changement de Constitution. Pour lui, remplacer le texte fondamental reviendrait à fragiliser les institutions et à ouvrir la voie à des dérives politiques. « Nous rejetons tout projet de changement de Constitution », a-t-il martelé.
Les évêques estiment que le moment est mal choisi pour ouvrir un tel débat. L’insécurité persistante dans l’Est du pays, la crise socio-économique qui frappe les ménages et les tensions politiques rendent le climat trop fragile. « Le peuple attend des solutions concrètes à ses souffrances, pas des batailles institutionnelles », a souligné l’abbé Nshole.
La CENCO appelle les dirigeants à concentrer leurs efforts sur la sécurité, la gouvernance et la réponse aux urgences sociales. Pour les évêques, toute révision constitutionnelle ne peut être envisagée qu’une fois ces priorités nationales prises en charge.
Merveille Maleya

La CENCO se dit ouverte à une révision constitutionnelle, tout en appelant au consensus
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