L’Union Sacrée de la Nation (USN) a confirmé la démission de l’honorable Modeste Bahati Lukwebo de son poste de 2ᵉ vice-président du Sénat. Dans un communiqué signé par son secrétaire permanent, le Professeur André Mbata B. Mangu, la coalition présidentielle a salué une décision « courageuse » et empreinte de « sens élevé de responsabilité ».
Le départ de Bahati est présenté par l’USN comme un geste de loyauté envers le président Félix Tshisekedi, Haute Autorité Politique de la coalition. Le communiqué insiste sur l’« engagement réaffirmé » de l’ancien président du Sénat et sur sa fidélité renouvelée au chef de l’État.
L’Union Sacrée a rassuré l’opinion publique en annonçant qu’après concertation au sein de la majorité, un candidat sera proposé pour occuper le poste désormais vacant. Cette démarche vise à préserver la stabilité du bureau du Sénat et à maintenir la cohésion de la coalition parlementaire.
Au-delà du ton officiel, cette démission traduit les tensions internes qui traversent la majorité. Ancien président du Sénat (2019-2024), Bahati demeure une figure politique majeure. Son retrait, salué comme un acte de discipline, peut aussi être interprété comme une manœuvre tactique destinée à préserver son influence et à éviter une confrontation parlementaire.
En saluant la décision de Modeste Bahati Lukwebo, l’Union Sacrée cherche à transformer un départ contraint en symbole de maturité politique et de fidélité au président Tshisekedi. Le choix du successeur constituera un test crucial pour la coalition, révélant sa capacité à maintenir l’unité et à consolider son autorité au sein du Sénat.

Merveille Maleya


