À l’Est de la République démocratique du Congo, les balles crépitent, les villages brûlent, les populations fuient. Et à Kinshasa, les déclarations se succèdent. Des appels à la paix, des condamnations diplomatiques, des engagements réitérés. Mais sur terrain, rien ne change. Le pays est en guerre, et le pouvoir semble s’en remettre aux déclarations.
Or, il faut le dire sans détour : les déclarations ne protègent pas une nation. Les communiqués ne repoussent pas l’ennemi. Les prières ne remplacent pas les actes.
Le Président de la République est un homme de foi. Il le proclame haut et fort. Il prie, il jeûne, il s’entoure de pasteurs et de prophètes. Mais la foi ne peut pas être un alibi pour l’inaction. Dans la Bible, les rois choisis par Dieu n’étaient pas des spectateurs. Ils étaient des hommes de guerre, des chefs de peuple, des bâtisseurs de souveraineté.
Josué, successeur de Moïse, n’a pas conquis Canaan par des discours. Il a dirigé et combattu. David, « homme selon le cœur de Dieu », n’a pas attendu que Goliath dépose son épée. Il l’a affronté, avec foi, mais aussi avec une fronde. Ézéchias, face à l’invasion assyrienne, a prié, oui — mais il a aussi fortifié les murailles de Jérusalem. Et Saül, bien que rejeté pour sa désobéissance, avait compris que régner, c’était aussi défendre.
Tous ces hommes étaient des croyants. Aucun n’était passif.
« Celui qui veut la paix prépare la guerre »
Cette maxime latine — Si vis pacem, para bellum — n’est pas étrangère à la logique biblique. Elle dit une chose simple : la paix ne se proclame pas, elle se prépare. Elle exige des moyens, une vision, une ligne rouge. Elle suppose qu’on soit prêt à se battre pour ce qu’on veut préserver.
Aujourd’hui, pendant que les FARDC tiennent tant bien que mal les lignes de front, pendant que les populations de Sake, Minova ou Rutshuru fuient sous les bombes, le pouvoir central semble paralysé par sa propre retenue. On parle de paix, mais l’ennemi avance. On parle de dialogue, mais les armes crépitent.
Dans les cercles du pouvoir, on évoque souvent le pardon, la réconciliation, la paix intérieure. Mais le pardon sans justice est une abdication. Et la foi sans responsabilité est une illusion. Israël, peuple de Dieu, n’a jamais hésité à sanctionner les traîtres, à défendre ses frontières, à protéger ses enfants.
Un État qui ne punit pas la trahison, qui tolère l’ambiguïté dans ses rangs, qui laisse prospérer les complicités, se condamne à l’effondrement. La RDC ne peut plus se permettre cette indulgence. Le temps est venu de choisir Mr le président : la fidélité ou la compromission. La souveraineté ou la soumission.
Chaque village perdu est une blessure à la nation. Chaque silence officiel est une complicité involontaire. Chaque recul stratégique est une victoire pour l’ennemi.
Excellence Monsieur le Président, vous êtes chrétien. Mais vous êtes aussi chef de l’État. Et dans la Bible, les rois de Dieu priaient et combattaient. Ils jeûnaient et gouvernaient. Ils pardonnaient mais ils protégeaient.
Le peuple congolais ne veut pas la guerre. Il veut la paix. Mais face à l’agression nous devons faire la geurre pour défendre la nation. Il est temps de rappeler au monde que la RDC n’est pas une terre offerte, mais une nation debout. Et qu’un roi, même pieux, doit parfois ceindre l’épée.
Par Merveille Maleya


