Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est sorti de son silence face à l’état d’insalubrité chronique qui gangrène la capitale congolaise. Lors d’une récente prise de parole, le Chef de l’État a dénoncé avec fermeté une situation qui, selon lui, a désormais « atteint un niveau profondément alarmant, voire catastrophique ».
Dans ses propos, le Président n’a pas caché son exaspération face au manque de suivi et à l’inefficacité manifeste des structures en charge de la salubrité publique à Kinshasa. Montagnes d’ordures, caniveaux obstrués, prolifération des érosions ;autant de signes visibles d’un système défaillant.
Tshisekedi a promis de convoquer très prochainement les acteurs concernés , autorités provinciales, bourgmestres, services de l’environnement, et partenaires pour une séance d’évaluation approfondie. Il a également averti que des sanctions tomberont en cas de défaillance avérée .
Ce coup de colère du Président relance le débat sur la gouvernance urbaine et la redevabilité des dirigeants locaux. Tandis que les Kinois dénoncent régulièrement l’inaction des services publics, les autorités provinciales pointent du doigt le manque de moyens ou encore la faible implication citoyenne.
La question est de savoir si cette sortie présidentielle sera suivie d’effets concrets ou si elle restera un énième signal d’alarme sans suite. Car au-delà des discours, c’est une réforme structurelle de la gestion de la salubrité qu’attendent les habitants de Kinshasa, lassés de vivre au milieu des immondices.
Tabitha-Tifanny Moseka


