Mission des députés au Brésil : Quand la ministre de l’Environnement foule aux pieds les principes institutionnels

Mission des députés au Brésil : Quand la ministre de l’Environnement foule aux pieds les principes institutionnels

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Une étrange signature ministérielle alimente les critiques dans les couloirs du Parlement congolais. Marie Nyange Ndambo, ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, a délivré un ordre de mission officiel à cinq députés nationaux pour participer à la COP30, prévue à Belém, au Brésil. Un acte qui, au-delà de son apparente bonne intention, soulève de graves questions de légalité, d’éthique administrative et de respect des institutions.

Dans le document rendu public, la ministre autorise en son nom la mission de députés nationaux à l’étranger, pour un déplacement de deux semaines pris entièrement en charge par le Trésor public. Le geste, qualifié de « normal » par certains proches du ministère, heurte pourtant les fondements du droit institutionnel ! Un membre de l’Exécutif ne peut en aucun cas engager officiellement un parlementaire, ni lui délivrer une autorisation de mission. C’est là une ingérence manifeste dans le fonctionnement d’un pouvoir indépendant.

« Ce n’est pas seulement une faute protocolaire. C’est une dérive dangereuse qui traduit le mépris de certains ministres pour la séparation des pouvoirs. » indique un citoyen requérant l’anonymat.

Qu’une délégation congolaise soit envoyée à la COP30 n’a rien de problématique en soi. Ce qui choque, c’est la manière cavalière avec laquelle la ministre a contourné les procédures, mêlant à la fois urgence politique, calcul d’image et amateurisme administratif. Pire ! en associant sa signature à des parlementaires en dehors de tout cadre prévu ,elle jette le doute sur les vraies motivations de cette mission.

Le flou autour des critères de sélection des députés concernés et l’absence de validation par l’Assemblée nationale renforcent cette perception de clientélisme ministériel, à peine voilé derrière une cause environnementale pourtant noble.

Alors que des acteurs culturels et scientifiques crient à l’abandon, et que de nombreuses missions internes et locales souffrent d’un cruel manque de financement, ce geste ministériel ressemble à un coup de communication politique mal ficelé. Il donne surtout l’image d’un ministère déconnecté des priorités nationales, préférant financer des séjours à l’international au lieu de renforcer les politiques locales de résilience climatique.

Dans un contexte où la bonne gouvernance est plus qu’un slogan, ce faux pas de la ministre Nyange Ndambo mérite d’être interrogé, dénoncé et corrigé. Il ne s’agit pas ici d’un simple excès de zèle administratif, mais d’un acte symptomatique d’un pouvoir exécutif qui, trop souvent, piétine les textes qu’il est censé respecter. Il serait temps que la culture de l’impunité administrative cède la place à la rigueur institutionnelle, surtout dans des ministères aussi stratégiques que celui de l’Environnement.

Tabitha-Tifanny Moseka

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