Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a pris part ce mardi à l’ouverture du Deuxième Sommet mondial pour le développement social, organisé au Centre national des congrès du Qatar sous l’égide de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Dans une intervention concise mais marquante, le Chef de l’État congolais a défendu une vision du développement social fondée sur la dignité humaine, qu’il considère comme le socle de toute politique publique durable. « Le développement social n’a de sens que s’il place la dignité humaine au cœur de l’action publique », a-t-il déclaré devant un auditoire composé de dirigeants internationaux, d’experts et de représentants d’organisations multilatérales.
Félix Tshisekedi a rappelé que son mandat présidentiel s’est inscrit dès le départ dans une volonté de transformation profonde du modèle économique congolais. Il a affirmé avoir engagé le pays dans une dynamique de rupture avec une approche extractive et centralisée, au profit d’une économie orientée vers l’humain, la justice sociale et l’égalité des chances entre les territoires.
« Reconstruire un pays plus juste, plus équitable, plus solidaire » : telle est la ligne directrice du projet national porté par son gouvernement, a-t-il souligné.

Le Président a mis en avant deux réformes majeures : la gratuité de l’enseignement primaire, instaurée depuis 2020, et la mise en œuvre progressive de la Couverture Santé Universelle. Grâce à ces mesures, plus de cinq millions d’enfants ont pu accéder à l’école ou y retourner, réduisant significativement les risques d’exclusion et d’analphabétisme.
Sur le plan sanitaire, il a annoncé que depuis 2023, les soins sont désormais gratuits pour les femmes enceintes, les mères et les nouveau-nés. « Donner la vie ne doit plus être un risque financier ni une condamnation à la précarité », a-t-il affirmé, saluant une avancée historique pour les populations les plus vulnérables.
Pour consolider ces acquis et lutter contre les inégalités, un programme national d’alimentation scolaire est en cours de déploiement. L’objectif est clair : garantir qu’aucun enfant ne soit contraint d’abandonner l’école faute de nourriture.
En conclusion, Félix Tshisekedi a réitéré sa conviction qu’il ne peut y avoir de paix durable sans justice sociale. À travers ces réformes, la RDC entend bâtir un État plus inclusif, capable de répondre aux aspirations de ses citoyens tout en s’inscrivant dans les objectifs globaux du développement humain.

Par cette intervention à Doha, le Président Félix Tshisekedi ne s’est pas contenté de dresser le bilan de ses réformes sociales : il a affirmé une vision politique où le développement ne se mesure plus uniquement en indicateurs économiques, mais en progrès humain. En plaçant la dignité au centre de l’action publique, la RDC revendique sa place parmi les nations qui font du social un levier de paix, d’équité et de cohésion nationale. Ce discours, porteur d’ambition et de responsabilité, résonne comme un appel à bâtir un avenir où chaque citoyen compte.
Merveille Maleya


