La réunion des opposants congolais tenue dans la capitale kényane suscite une réaction tranchée du gouvernement de Kinshasa. Lors d’un briefing à Washington, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a qualifié l’événement de « coup d’épée dans l’eau », estimant qu’il s’agissait d’un rassemblement de « fugitifs et condamnés » unis par une « frustration commune ».
> « Ce sont des personnes qui regrettent les privilèges perdus. Leur rencontre ressemble à un complot contre la RDC dans une capitale étrangère », a déclaré Muyaya.
Le conclave, organisé à l’initiative de l’ancien président Joseph Kabila — récemment condamné à mort par la justice militaire congolaise — a réuni plusieurs figures de l’opposition, dont Matata Ponyo, Seth Kikuni, José Makila et Raymond Tshibanda. Tous ont lancé un mouvement baptisé « Sauvons la République démocratique du Congo », censé incarner une nouvelle dynamique politique face au pouvoir en place.
Malgré l’absence remarquée de Moïse Katumbi et Martin Fayulu, les organisateurs affirment vouloir fédérer les forces de l’opposition en vue des prochaines échéances électorales. Kinshasa, de son côté, reste serein et affirme que cette initiative ne constitue aucune menace réelle pour la stabilité du pays.
Merveille Maleya


