Cité de l’UA : Quand la négligence d’un service ternit la solennité de l’Etat!

Cité de l’UA : Quand la négligence d’un service ternit la solennité de l’Etat!

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Une séquence diffusée par la RTNC, montrant une femme en robe moulante et dos nu lors d’une rencontre officielle à la Cité de l’Union africaine avec le Chef de l’État, a suscité une onde de perplexité. Si le vêtement attire l’attention, c’est surtout le processus de validation qui interroge : comment une telle image a-t-elle pu franchir toutes les étapes sans alerte ni correction ?

La Cité de l’UA est bien plus qu’un espace de réception. Elle incarne la diplomatie présidentielle, la solennité républicaine et l’autorité de l’État. Toute personne qui y apparaît, surtout en présence du Chef de l’État, devient un vecteur de représentation nationale. Dans ce cadre, chaque détail visuel est porteur de sens et doit être rigoureusement encadré.

L’incident révèle une triple faille. D’abord, le protocole n’a pas encadré l’apparition vestimentaire, alors qu’il est censé garantir la conformité aux codes institutionnels. Ensuite, la cellule de communication a monté la séquence sans la filtrer, validant implicitement son caractère acceptable. Enfin, la RTNC a diffusé l’image avec son logo officiel, ce qui confère à la séquence une portée institutionnelle assumée.

Ce n’est donc pas une simple erreur individuelle, mais une défaillance collective. Chaque maillon de la chaîne a validé l’image sans mesurer ses implications symboliques et médiatiques.

Ce cas illustre une confusion persistante entre exécution technique et vision stratégique. Trop souvent, la communication institutionnelle est réduite à des fonctions opérationnelles : filmer, monter, publier. Or, elle exige une lecture fine des codes sociaux, une capacité d’anticipation, et une conscience aiguë de l’impact de chaque image.

À l’ère des réseaux sociaux, une robe devient un message, un détail devient un buzz, et un buzz peut devenir une crise. L’État ne peut se permettre de naviguer à vue.

La solution était simple et connue : encadrer la tenue dès l’arrivée, retirer la séquence au montage, diffuser une version maîtrisée, et gérer l’incident en interne, sans bruit public. Ce processus aurait permis de préserver l’image de l’institution tout en respectant la dignité de la personne concernée.

La communication publique ne peut être improvisée. Elle doit être pensée, encadrée, et pilotée par des stratèges capables de lire les enjeux invisibles derrière chaque image. Former les équipes, structurer les validations, et instaurer une culture de vigilance sont des impératifs pour éviter que des détails mineurs ne deviennent des crises majeures.

La Rédaction

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