L’hémicycle du Palais du Peuple est le théâtre d’un moment décisif. 287 députés nationaux ont signé la liste de présence, atteignant ainsi le quorum requis par le Règlement d’ordre intérieur, permettant à la plénière de se tenir légalement.
À l’ordre du jour : l’examen des cinq pétitions visant la destitution de plusieurs membres du bureau, à savoir :
– Le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe
– Le rapporteur
– Le rapporteur adjoint
– Le questeur
– Le questeur adjoint
L’enjeu immédiat est de déterminer la recevabilité de chaque pétition.
Dans un climat de crise politique interne, les griefs formulés par les pétitionnaires sont nombreux :
– Gestion opaque des finances
– Négligence de la situation sociale des députés
– Vote précipité des lois sans débats suffisants
– Blocage des mécanismes de contrôle parlementaire
Une commission spéciale et temporaire a été mise en place au cours de la même plénière, présidée par le premier vice-président Jean Claude Tshilumbayi. Cette commission est composée d’un représentant par groupe parlementaire et d’un délégué des non-inscrits, avec pour mission d’auditionner les membres du bureau visés.
Elle dispose de 72 heures pour déposer ses conclusions, à l’issue desquelles une décision pourrait être prise sur la déchéance ou non des membres concernés.
C’est donc une séquence cruciale de la vie parlementaire congolaise qui se joue maintenant, sous le regard attentif de la nation.
Tabitha-Tifanny Moseka


