Alors que la République Démocratique du Congo fait face à une hausse inquiétante de la criminalité urbaine, des voix s’élèvent pour repenser les mécanismes de prévention et de gestion sécuritaire à l’échelle locale.
Michel Bisa, professeur à l’Université de Kinshasa, propose une responsabilisation accrue des bourgmestres. Selon lui, ces autorités de proximité devraient organiser des opérations de recensement afin de mieux connaître les habitants de leurs communes. « On ne peut sécuriser un espace sans savoir qui y vit », insiste-t-il, soulignant l’importance d’une gestion administrative efficace et actualisée.
De son côté, Oscar Shamba, enseignant à l’École doctorale de criminologie de l’UNIKIN, analyse le phénomène sous l’angle structurel. Pour lui, la montée de l’insécurité est un symptôme d’un déséquilibre profond, tant sur le plan économique qu’institutionnel. Il appelle à une implication plus active des familles dans l’éducation à la citoyenneté, tout en plaidant pour un renforcement de la gouvernance locale.
Tabitha-Tifanny Moseka


