Pendant douze ans, la SOKIMO SA a fonctionné sans réunion paritaire. Douze années sans dialogue formel entre employeur et agents, sans ce mécanisme démocratique qui permet à une entreprise publique de se confronter à ses propres dysfonctionnements. Ce silence n’était pas seulement administratif — il était structurel. Il traduisait une forme d’abandon, une déconnexion entre la gouvernance et le vécu des travailleurs.

Ce mercredi 13 août 2025, à Kisangani, la Direction Générale a procédé à l’ouverture officielle des travaux de la réunion paritaire entre la délégation patronale et le banc syndical. Une reprise attendue, presque historique, qui marque la fin d’une longue parenthèse institutionnelle. Les échanges se poursuivront jusqu’à la fin de la semaine, avec des sessions plénières et des ateliers thématiques destinés à structurer les revendications et à formaliser les engagements

Une entreprise en déshérence, un dirigeant en quête de réparation
La SOKIMO SA n’est pas une entreprise ordinaire. Elle incarne une part de l’histoire minière du pays, ses promesses non tenues, ses zones d’ombre. Depuis 2013, les revendications s’accumulaient sans réponse : salaires impayés, contrats précaires, conditions de travail dégradées. Les agents sombraient dans l’oubli, pendant que l’État continuait d’affirmer son ambition minière.
Dans ce contexte, Pistis Bonongo décide de rompre avec l’inertie. Il convoque une réunion paritaire non pas pour sauver les apparences, mais pour poser un acte de gouvernance. Il le sait : on ne relance pas une entreprise sans restaurer sa mémoire sociale. Et on ne répare pas sans reconnaître.
« Le dialogue n’est pas une faveur. C’est une méthode de gouvernance », affirme-t-il en ouverture.

Le style Bonongo : rigueur, lisibilité, traçabilité
Ce qui distingue Pistis Bonongo, ce n’est pas la posture — c’est la méthode. Son style managérial repose sur trois leviers : des principes non négociables, des objectifs lisibles, et des engagements traçables. Il ne parle pas pour séduire, il parle pour structurer.
Sous sa direction, la réunion paritaire devient un espace de travail, pas un théâtre de promesses. Les revendications syndicales sont abordées sans détour : salaires, contrats, sécurité, relance. Chaque sujet est traité avec méthode, chaque réponse encadrée par les textes légaux.
«Nous ne sommes pas là pour négocier des illusions. Nous sommes là pour construire des solutions», martèle-t-il.
Cette rigueur tranche avec les pratiques habituelles du secteur public, souvent marqué par l’improvisation, le flou et la parole non tenue.

Une vision stratégique : repositionner la SOKIMO dans l’architecture minière nationale
Mais Bonongo ne se limite pas à la gestion des urgences. Il inscrit son action dans une vision plus large : celle d’une SOKIMO redevenue stratégique, capable de peser dans les équilibres miniers du pays. Aligné sur la vision du Président Félix Tshisekedi, il veut faire de l’entreprise un levier de souveraineté économique.
Cela implique une refonte des partenariats, une transparence contractuelle, et une mobilisation des compétences. La réunion de Kisangani devient un laboratoire de gouvernance : comment articuler dialogue social et performance minière ? Comment transformer une entreprise fragilisée en acteur crédible ?

Gouverner, c’est assumer — et structurer
Dans un pays où le management public est souvent synonyme d’improvisation, Pistis Bonongo propose une autre voie. Celle d’un leadership fondé sur la parole tenue, la légalité respectée et la transformation mesurable. Il ne promet pas la lune — il construit des fondations.
La réunion paritaire de Kisangani n’est pas un aboutissement. C’est un commencement. Et si elle tient ses promesses, elle pourrait marquer le retour d’une SOKIMO qui ne se contente plus d’exister — mais qui décide enfin de se redéfinir.
La réunion de Kisangani ouvre une question plus large : « Dans un secteur minier dominé par les intérêts privés, peut-on encore gouverner une entreprise publique par le dialogue? »
Et si Pistis Bonongo réussit, quel modèle de gouvernance pourrait-il inspirer pour d’autres sociétés d’État en déshérence ?
La Transparence


