Dans la nuit du 1er au 2 août 2025, la prison centrale de Kasangulu, dans le Kongo-Central, a été le théâtre d’une évasion spectaculaire. Profitant des bruits d’une kermesse voisine, 19 détenus ont percé un mur de l’établissement sans alerter les gardes, relançant de vives inquiétudes sur la sécurité du système pénitentiaire en RDC.
Ce nouvel incident intervient quelques jours seulement après une évasion similaire à Watsa, illustrant une faille persistante dans la gestion carcérale nationale.
Alertée, la Première ministre Judith Suminwa a rapidement dépêché le ministre d’État à la Justice ad intérim, Samuel Mbemba Kabuya, sur les lieux. Arrivé à Kasangulu le 4 août, il a conduit une réunion de crise avec les autorités provinciales et les services de sécurité avant de se rendre sur place à la prison.
Sur le terrain, le ministre a constaté les brèches dans le système de sécurité et échangé avec les détenus. Deux évadés ont été rapidement capturés et jugés en flagrance . Le ministère public a requis cinq ans de prison à leur encontre.
M. Mbemba, présent à l’audience, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à appliquer la loi dans toute sa rigueur. Il a aussi annoncé des mesures urgentes, notamment le renforcement des dispositifs de surveillance, une révision de l’organisation interne de la prison et le lancement immédiat des recherches pour retrouver les 17 évadés restants.
Cette évasion vient rappeler l’urgence de réformer profondément le système pénitentiaire congolais, devenu vulnérable à des actes d’évasion de plus en plus fréquents.
Tabitha-Tifanny Moseka


