Lors du dernier conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi a mis en avant une priorité stratégique de son mandat : faire du numérique un moteur de transformation à travers un recours accru à la connectivité satellitaire. Des projets tels que Starlink et Monacosat sont désormais intégrés au **plan national « Horizon 2025″**, censé combler le retard criant de la RDC en matière d’accès à internet.
Selon le compte-rendu officiel, le chef de l’État a exigé la levée des obstacles légaux et réglementaires qui freinent la mise en œuvre de ces partenariats technologiques. Il a également invité les ministres concernés, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa, à accélérer les démarches pour réduire la fracture numérique qui marginalise encore une large part de la population.
En 2023, à peine 30 % des Congolais disposaient d’un accès à l’internet mobile, tandis que la connectivité fixe stagnait en dessous des 0,02 %, selon les données de l’ARPTC. Pour espérer un déploiement efficace du réseau optique, le pays aurait besoin de plus de 50 000 kilomètres supplémentaires de fibre. Un chantier colossal, d’où l’intérêt croissant pour les solutions satellitaires, perçues comme plus rapides à déployer, notamment dans les zones enclavées.
Au-delà de l’enjeu d’accès, le président voit dans cette initiative un levier pour dynamiser l’économie numérique. En renforçant les partenariats avec des opérateurs spécialisés, le gouvernement entend stimuler l’entrepreneuriat technologique, générer des emplois, et améliorer la prestation des services publics longtemps pénalisés par leur faible niveau de digitalisation.
Le défi reste immense, mais l’ambition est affichée : faire du numérique un accélérateur d’inclusion, une passerelle vers une administration plus efficace, et un vecteur d’intégration de la RDC dans l’économie mondiale.
Merveille Maleya


