Face aux accusations portées contre un ministre poursuivi pour avoir attribué un marché de gré à gré à une entreprise au capital modeste de 5.000 dollars, Alphonse Ngoyi Kasanji a souhaité clarifier les faits.
« Le ministre est poursuivi pour avoir attribué un marché à une entreprise au capital de seulement 5.000 dollars. Mais a-t-il volé cet argent ? Non, l’argent est encore bloqué », a-t-il déclaré, réfutant ainsi toute accusation de détournement.
Interrogé sur la légalité de cette attribution, Ngoyi Kasanji a affirmé que le ministre disposait bien de l’autorisation nécessaire pour procéder ainsi.
Au-delà de cette défense, il a tenu à plaider en faveur des jeunes entrepreneurs congolais : « Une entreprise de construction locale peut très bien exécuter un marché même avec un capital de départ modeste. Ce n’est pas un crime. Nos architectes et ingénieurs ont les compétences requises. »
Pour lui, cette affaire ne repose sur aucun fondement solide. « Sincèrement, je ne vois pas le péché de ce jeune homme. Je ne prophétise pas, mais je prédis son innocence. Batika ye asala musala na kimia » — qu’on le laisse travailler en paix.
Cette prise de position met en lumière les défis auxquels sont confrontés les jeunes entrepreneurs locaux et soulève la question de la confiance à accorder aux petites entreprises dans l’exécution des marchés publics.
Merveille Maleya


