Une affaire de surfacturation colossale secoue actuellement le Cadastre Minier (CAMI) à Gombe, avec à sa tête Paul Yenga Mabolia. Depuis son entrée en fonction le 9 août 2023, Mabolia a déjà signé un contrat qui fait grincer les dents : l’acquisition d’un vieil immeuble ex-Sabena pour la somme astronomique de 40 millions USD. Ce montant équivaut à un coût de 8 000 USD par mètre carré, un prix qui défie toute logique dans le marché immobilier local.
Les spécialistes du secteur immobilier à Gombe sont unanimes : le coût d’un mètre carré dans cette zone ne dépasse généralement pas les 3 000 à 4 000 USD, selon la qualité des matériaux utilisés. Cela signifie que l’immeuble en question a été acheté avec une marge de surfacturation estimée à environ 23 millions USD. Un tel écart suscite de nombreuses questions sur la gestion des fonds publics dans le secteur minier.
Cette affaire soulève des inquiétudes quant à l’utilisation des fonds des contribuables congolais dans le secteur des mines. Alors que le pays cherche à optimiser ses ressources, de telles pratiques de surfacturation sapent la confiance dans les institutions publiques. L’Inspection générale des finances, dont la patrouille financière a été récemment relancée par le chef de l’État, devra se pencher sur ce dossier pour éclaircir les zones d’ombre.
Les yeux sont désormais braqués sur l’Inspection générale des finances pour qu’elle mène une enquête approfondie sur cette affaire. Les Congolais attendent des réponses claires sur la manière dont leurs impôts sont utilisés et sur les mesures qui seront prises pour éviter que de telles pratiques ne se reproduisent à l’avenir. Le secteur minier, crucial pour l’économie du pays, ne peut se permettre de telles dérives financières. La transparence et la responsabilité sont plus que jamais nécessaires pour redorer le blason des institutions publiques.
Merveille Maleya


