Dans un climat politique tendu, où les voix s’élèvent contre la révision constitutionnelle proposée par le Président de la République, Steve Mbikayi, homme politique influent, se dresse en défenseur de cette initiative. Dans une tribune percutante, il remet en question la légitimité des opposants, notamment le Comité Épiscopal National du Congo (CENCO) et divers acteurs de la société civile, tout en appelant à un débat civique éclairé.
Mbikayi ne mâche pas ses mots. Il rappelle avec force que l’article 218 de la Constitution congolaise attribue l’initiative de révision à plusieurs acteurs, y compris le Président et le peuple. « Qui a donné à ceux qui affirment que ce n’est pas le moment pour une révision constitutionnelle le pouvoir d’apprécier ce moment ? » s’interroge-t-il, soulignant que seul le Parlement a le droit d’évaluer l’opportunité de cette démarche.
Dans un monde où les manifestations sont devenues monnaie courante, Mbikayi dénonce fermement les menaces de descendre dans la rue pour contrer cette initiative. « Menacer de manifestations ou mobiliser les fidèles dans les églises pour faire barrage à une décision légale est non seulement incivique mais aussi amorale », déclare-t-il avec conviction. Pour lui, la société civile et l’opposition doivent s’opposer aux abus de pouvoir sans devenir elles-mêmes les champions de la violation des lois.
Mbikayi appelle à un débat citoyen constructif, basé sur des arguments juridiques solides plutôt que sur des émotions partisanes. « Nous devons éclairer notre population sur le fait que les revendications doivent être fondées sur la légalité », insiste-t-il. Il invite ceux qui s’opposent à la révision à avancer leurs raisons avec respect et rigueur.
En conclusion, il met en garde contre les risques que certaines revendications politiques ne servent que des intérêts égoïstes. « Jamais nous n’avons entendu un appel pour descendre dans la rue afin de réclamer l’amélioration des conditions de vie de notre population », déplore-t-il.Steve Mbikayi appelle ainsi à une réflexion collective sur la révision constitutionnelle, plaçant le respect des institutions et des lois au cœur du débat. Dans ce contexte tumultueux, il nous rappelle que l’avenir politique du pays dépend d’un dialogue respectueux et éclairé.
Merveille Maleya


