Alingete contredit Matata après son intervention à l’Assemblée nationale

Alingete contredit Matata après son intervention à l’Assemblée nationale

0 0
Read Time:1 Minute, 52 Second

L’ancien Premier ministre de la République Démocratique du Congo, Matata Ponyo, est au centre d’une vive controverse après ses déclarations lors du plénière à l’Assemblée nationale le 31 octobre dernier. En réponse aux critiques sur sa gestion, il a affirmé n’avoir jamais été informé des conclusions relatives à son mandat, suscitant l’étonnement et l’indignation parmi les députés.

Selon un rapport de la Cour des comptes, le gouvernement de Matata Ponyo a engagé des dépenses non autorisées en 2013, s’élevant à 19,7 milliards de CDF (environ 19 millions USD). De plus, il a dépassé les montants budgétaires autorisés pour un total de 1,68 trillion de CDF, représentant près de 40% des dépenses totales cette année-là. En 2014, la situation s’est aggravée avec des dépenses non prévues atteignant 960 milliards de CDF et un dépassement budgétaire de 2,13 trillions de CDF. En somme, près de 50% des dépenses de l’État pour cette année-là, soit environ 3 milliards USD, ont été réalisées en violation des lois en vigueur.

Jules Alingete, inspecteur général des finances , n’a pas tardé à réagir aux propos de Matata Ponyo. Sur Twitter, il a rappelé que l’ancien Premier ministre est présumé responsable de malversations financières s’élevant à 208 millions USD liées au projet Bukanga Lonzo. Ce projet agricole controversé a été critiqué pour ses surfacturations et la création présumée de sociétés écrans.

Lors de son intervention à l’Assemblée nationale, Matata Ponyo a tenté de minimiser les accusations en les qualifiant de « dossier politique », affirmant qu’il avait toujours demandé une enquête sur sa gestion. Cependant, cette déclaration a été accueillie par des rires sceptiques dans l’hémicycle. Un député a même rappelé que « la transparence ne doit pas être un concept abstrait », soulignant l’importance d’une réelle responsabilité dans la gestion des finances publiques.

Les révélations sur les dépenses non autorisées et les accusations de détournement soulèvent des questions cruciales sur la transparence et la responsabilité au sein du gouvernement congolais. Alors que le pays se prépare à adopter la Loi des Finances pour 2025, les parlementaires et la société civile attendent des réponses claires et une volonté d’assainir la gestion des finances publiques.

Merveille Maleya

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %

Average Rating

5 Star
0%
4 Star
0%
3 Star
0%
2 Star
0%
1 Star
0%

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *