Les condamnations sont allées dans tous les sens après l’assassinat d’un élève par un combattant mzalendo en ville de Goma le mercredi 11 septembre.
Christian Rubeni, élève de 7e année à l’institut Mugara de Kanyarucinya a été touché à la tête par une balle lors d’une dispute entre combattants dits Wazalendo.
Après l’incident, les élèves de cette école se sont déversés dans les rues dans cette partie du territoire de Nyiragongo pour condamner l’assassinat de leur collègue et exiger que les Wazalendo soient encadrés afin d’éviter qu’ils agissent en électrons libres.
Le calme est finalement revenu dans l’après-midi mais dans le pays, cette mort suscite indignation et colère. Et, les voix s’élèvent afin que justice soit rendue en faveur de l’élève Rubeni Christian.
Moïse Katumbi, par exemple, s’est montré touché par le drame qu’il considère comme une horreur inimaginable.
« La mort de cet écolier dont la seule arme était un cartable rempli de cahiers et de rêves, est un drame d’une horreur inimaginable. Quel crime abominable que d’ôter la vie à un enfant qui aspirait simplement à apprendre et à devenir un homme. Chaque enfant congolais perdu est une plaie ouverte dans notre cœur. Cette tragédie révolte notre conscience. La vie est sacrée. L’Etat qui a l’obligation de la respecter et de la protéger est défaillant », écrit-il sur son X.
L’élève Rubeni a été assassiné alors que le même jour, à Kinshasa, un autre élève de Servigné Limete a accidentellement trouvé la mort après avoir été poussé par son camarade.
Des scènes surréalistes qui viennent arracher au pays 2 jeunes sur qui la nation compterait.
Jean Ngaviro


