Face à l’étendue du pays et aux difficultés de desservir toutes les agglomérations en électricité, les autorités congolaises prévoient d’appuyer un vaste projet d’exposition du gaz enfoui dans le lac Kivu, dans l’Est.
Le mardi 27 août, le sujet a été au coeur des échanges entre la cheffe du gouvernement et le directeur général de la société Myhydro. Non seulement le dioxyde de carbone du lac Kivu demeure une menace réelle, mais aussi, il est un atout pour sauver des provinces de l’Est de l’obscurité.
Le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, 2 provinces qui partagent les limites lacustres pourraient directement bénéficier de ce projet. D’autres encore dont l’Ituri et peut-être même aussi le Maniema pourraient être dans le lot des entités ciblées.
« Nous avons discuté premièrement sur le projet de conversion du gaz au lac Kivu en électricité. C’est pour fournir l’électricité au Nord-Kivu, Sud-Kivu et éventuellement en Ituri. Ce projet va consister à extraire le gaz pour le convertir en électricité », a-t-il expliqué avant de renchérir :
« Nous sommes venus pour régler certaines questions de nature administrative avec la cheffe du gouvernement. Nous pensons que les questions qui étaient pendantes vont être résolues le plus rapidement possible. Si tel est le cas, dans les 3 mois à venir, nous allons initier les différentes étapes pour l’exploitation », a indiqué Paul Hinks au sortir des échanges avec Judith Suminwa.
Pour ce projet, il est prévu la conversion du lac Kivu en électricité et l’installation des micro-barrages hydroélectriques dans 33 sites déjà répertoriés.
Pour Paul Hinks, l’exploitation du gaz profitera largement aux populations et favorisera les investisseurs dans la partie orientale. Elle aura également épargné les Congolais de la contrée de la permanente menace toxique qu’ils encourent dans cette zone habitée par des volcans actifs.
« Les avantages que la population va tirer de ce projet sont énormes. La desserte en électricité dans cette partie du pays est très basse. Si nous parvenons à l’augmenter à travers ce projet, cela bénéficiera aux populations. Nous allons donner un appui social très important en permettant aux investisseurs de s’installer dans cette partie du pays. Nous comptons sur le soutien entier du Gouvernement pour matérialiser ce projet. Ça va favoriser plusieurs opportunités à la population, aux hommes d’affaires et aux industries, a-t-il rassuré.
De nombreuses entités du pays sont toujours dans le noir suite à la forte demande d’électricité. Par ailleurs, le prix du gaz (GPL) qui permet de lutter contre la déforestation demeure inaccessible alors que les profondeurs du lac Kivu contiennent un gaz inexploité.
Jean Ngaviro


