Effectivité de la rentrée scolaire 2024-2025, le terrain est désormais balisé pour une assurer une reprise en douceur des noirs et blancs à travers la RDC, et ce après des appels à un mouvement de grève généralisée.
Le gouvernement congolais et les enseignants se sont finalement accordés au sujet d’une rentrée scolaire sans couacs alors que, plutôt, les syndicats des professionnels de la craie multipliaient des appels à la grève.
La rentrée des classes est ainsi confirmée pour le lundi 2 septembre prochain sur l’ensemble du territoire national.
Le compromis a été trouvé entre les 2 parties à l’issue des travaux de la commission paritaire pilotée par le ministre Jean-Pierre Lihau à Bibwa. Après des échanges mûris, le banc syndical a été dissuadé de son intention de boycotter la rentrée scolaire.
« Le gouvernement a mené à bien les travaux de la commission paritaire gouvernement-banc syndical, entamés le 10 août à Bibwa, pour assurer une rentrée scolaire 2024-2025 apaisée.
Sous la supervision du ministre de la fonction publique Jean-Pierre Lihau, ces discussions ont abouti à un accord républicain, jetant ainsi les bases d’une année scolaire sereine pour le secteur de l’éducation nationale », a relayé le ministère de la Fonction publique.
Le gouvernement congolais a tout de même, profité de ces assises de Bibwa pour rassurer les enseignants de sa volonté à poursuivre le processus visant à rendre viable la qualité des services rendus par les enseignants dans l’optique de garantir une bonne éducation des milliers d’enfants congolais.
D’après le VPM de la fonction publique : « Pour que nous ayons, une politique éducative qui soit à la hauteur de la grandeur de notre pays, il faut que nous puissions avoir des enseignants qui soient placés dans des conditions psychologiques optimales, des enseignants de qualité qui soient au rendez-vous de l’efficacité et des résultats. Agir pour l’éducation de nos enfants n’est pas une option, c’est un impératif. Nous n’avons aucun doute qu’avec la synergie mise en place, nous allons aboutir à une amélioration nette des conditions sociales de l’enseignant congolais ».
Rappelons-le, il y a peu, les syndicats des enseignants ont appelé au boycott de la rentrée scolaire 2024-2025. Comme par le passé, ils ont conditionné la reprise de la craie par l’amélioration de leurs conditions sociales, allant jusqu’à fixer leur salaire à 500$, le minimum.
Les autorités congolaises ont ainsi rassuré qu’elles s’employaient sans relâche pour répondre au souhait des professionnels de la craie, y compris le toilettage du fichier des enseignants après identification pour élaguer les fictifs.
En outre de ce consensus trouvé entre les deux parties, l’on note également la révision à la hausse du salaire minimum d’un enseignant avec une majoration qui s’élève à 100.000 Francs congolais soit 36 dollars Américains dès ce mois.
Jean NGAVIRO


