Mise en place du bureau du Sénat : page électorale définitivement tournée, place aux actions et aux résultats !

Mise en place du bureau du Sénat : page électorale définitivement tournée, place aux actions et aux résultats !

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La mise en place effective du bureau définitif du Sénat vient enfin de tourner complètement la page électorale en République démocratique du Congo.

Le pays peut ainsi se féliciter de voir toutes les institutions afficher complet après le très élastique processus électoral entamé en décembre 2023 et dont l’aboutissement a finalement lieu 8 mois plus tard. Même si encore, les gouvernorales peinent à avoir lieu dans l’Ituri et le Nord-Kivu, 2 entités placées sous état de siège suite à l’insécurité.

En effet, à l’issue du vote tenu le lundi 12 août au Palais du peuple, sans surprise, Sama Lukonde a été élu président de la Chambre haute, Kalala wa Kalala a pris la 1ère vice-présidence alors que Bahati Lukwebo est désormais 2e vice-président.

Par ailleurs, Néfertiti Ngudianza Kisula a été désigné rapporteur alors que Jean-Claude Baende qui a battu l’opposant Salomon Idi Kalonda est maintenant le rapporteur adjoint. La questure sera entre les mains de Taupin Kabongo qui sera secondé par Pascal Omana comme adjoint.

Après l’installation de ce bureau, on peut donc estimer que le train a totalement démarré, celui du second mandat de Félix Tshisekedi.

Si la période préélectorale à tous les niveaux a été assaillie de messages propagandistes pour accrocher l’attention des électeurs, le devoir des résultats s’impose maintenant. Toutes les promesses électorales doivent alors se muer en actions pour changer la donne afin de réveiller le géant endormi au cœur de l’Afrique dont le potentiel est immense.

Le peuple attend donc au tournant ceux qui ont bénéficié de leurs suffrages. Attendus au tournant face à une économie à lambeaux dans laquelle le citoyen lambda peine à se retrouver, attendus face la sempiternelle insécurité dans la partie orientale, attendus face au salaire dérisoire des fonctionnaires de l’Etat, etc.

D’autres défis à relever sont entres autres liés aux infrastructures, à l’éducation, à la lutte contre la corruption, les détournements des deniers publics, le tribalisme et le népotisme, le gré-à-gré, le pillage des ressources naturelles du pays, la réduction du train de vie des institutions, etc.

Ce quinquennat, qui est le dernier pour Félix Tshisekedi, est donc celui de tous les enjeux. D’une part, le régime a le devoir de consolider les acquis et, d’autre part, de s’assurer que les échecs du premier mandat ne se répètent plus. C’est à ce prix, l’estime-t-on, que Félix Tshisekedi écrira en lettres de noblesse son nom dans les annales du pays.

Ce qui requiert qu’aucun animateur d’une institution ne doit être complaisant dans la gestion de la chose publique, car le bilan du président congolais en dépend étroitement. Le peuple ne se nourrira jamais d’espoirs, des promesses et des discours fallacieux. A l’issue du 4e processus électoral dans le pays, il espère voir un Congo nouveau où il fait beau vivre comme l’ont pensé les pères fondateurs depuis l’indépendance.

Jean Ngaviro

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