La direction générale de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) dit être préoccupée par l’exploitation illégale des matières premières dans la réserve de faune à Okapi (RFO), un patrimoine protégé de l’UNESCO.
A travers une dénonciation contenue dans un document publié le vendredi 9 août dernier, l’ICCN indique que des sujets chinois aidés par des autochtones sont impliqués dans la mafia.
« La réserve de faune à Okapi, patrimoine mondial de l’UNESCO, fait objet d’une exploitation illicite des minerais par des autochtones en complicité avec certains compatriotes bien identifiés et des sujets chinois pendant que la loi no 014/003 du 11 février 2014 relative à la conservation stipule que que toute activité incompatible avec les objectifs de la conservation est interdite dans les airs protégés. Ces derniers (exploitants illégaux) défient les textes légaux en incitant les communautés riveraines à construire de nouveaux villages, proches des mines, dans le but de les exploiter, allant ainsi à l’encontre de la RFO », lit-on dans le document.
La direction générale de l’ICCN alerte ainsi les autorités congolaises, y compris la Communauté internationale, puis somme ces exploitants illégaux à arrêter leurs activités destructrices sous peine des poursuites judiciaires.
Créé le 2 mai 1992 par l’arrêté ministériel no 45/CM/ECN/92 portant sa création et sa délimitation et répertoriée comme l’une des aires protégées les plus importantes d’Afrique, la RFO a une particularité pour autant qu’elle conserve de nombreuses espèces emblématiques, principalement l’Okapi.
Cet animal reconnu pour sa propreté et sa rareté est uniquement rencontrée en République démocratique du Congo, essentiellement dans la réserve d’Epulu, en province de l’Ituri. Cependant, suite aux récurrents conflits armés qui secouent cette contrée, des porteurs d’armes ont plusieurs fois ciblé ces espèces.
Aussi, zone orifère, l’Ituri est exploité de fond en comble par des orpailleurs dont des illégaux qui ne se privent pas de cibler cette zone protégée de l’UNESCO.
Jean Ngaviro


