Au cours d’un échange avec les mandataires affiliés à l’Association nationale des établissements publics et entreprises du Portefeuille-ANEP le 2 mai 2024, Jules Alingete, Inspecteur général des finances, chef de service leur a annoncé » que dans les tous prochains jours, nos équipes d’inspecteurs des Finances en mission de contrôle et d’encadrement dans les établissements et entreprises publics seront rentrés dans la plupart de ces entités, sauf dans cinq établissements publics et trois entreprises du portefeuille de l’État qui resteront sous encadrement des missions de l’IGF ».
Il a estimé qu’après près de deux ans d’encadrement, les établissements et entreprises du portefeuille de l’État ont appris et intériorisé les règles prudentielles de gestion et ont mis en place des dispositifs de l’implémentation de la bonne gouvernance. De ce fait, ils peuvent évoluer seuls et faire appel au contrôle à posteriori.
Cependant, l’IGF n’abandonne pas totalement ces unités de production de l’Etat. Bien au contraire, Jules Alingete a laissé entendre que le contrôle financier qui se poursuivra, se portera uniquement sur les dépenses à haut risque, notamment les avantages des mandataires, les dépenses d’investissement, les dépenses en rapport avec les marchés publics ainsi que le paiement des fournisseurs.
Paiement de la TVA
Sur un autre registre, Jules Alingete préconise la formation des magistrats en finances publiques dans la perspective de la mise en place du parquet financier. L’IGF et l’ANEP ont convenu de se retrouver pour plancher sur le climat des affaires après la publication du nouveau gouvernement.
Spécialiste en fiscalité et une véritable référence en matière de climat des affaires, Jules Alingete a expliqué que les entreprises publiques ne sont pas soumises au paiement de l’impôt sur le bénéfice, mais qu’elles sont plutôt sujettes au paiement de l’impôt sur la rémunération ainsi que la taxe sur la valeur ajoutée-TVA.
Enfin, l’IGF Jules Alingete a encouragé les mandataires publics à cultiver et entretenir un bon climat de collaboration entre eux afin d’éviter des conflits inutiles et d’obtenir de bons résultats. Le secrétaire exécutif de l’ANEP, Patrick Ngulu, s’est dit satisfait de sa des échanges francs avec l’IGF. « Nous sommes satisfaits à 100%. Le chef de service Jules Alingete nous a suffisamment éclairés concernant les différentes missions de contrôle et d’encadrement de ses équipes et nous saluons sa décision qui met fin à ces missions, question de permettre aux gestionnaires d’appliquer ce qu’ils ont pu assimiler avec l’encadrement de l’IGF », a-t-il déclaré.


