RDC–Rwanda : Suminwa ferme la porte au prétexte sécuritaire

RDC–Rwanda : Suminwa ferme la porte au prétexte sécuritaire

0 0
Read Time:2 Minute, 3 Second

‎
‎À l’Assemblée générale des Nations Unies, la Première ministre Judith Suminwa a affirmé que la neutralisation des FDLR prive Kigali de son principal argument pour maintenir des troupes en RDC. 
‎
‎Le 23 septembre, à la tribune de l’ONU, Judith Suminwa a voulu clarifier la position de Kinshasa : la question des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ne peut plus être invoquée pour justifier une présence militaire étrangère dans l’Est de la République démocratique du Congo. 
‎
‎La cheffe du gouvernement a rappelé la signature, le 30 mai dernier, d’un protocole engageant les FDLR à un processus de désarmement, démobilisation et cantonnement. Elle a cité comme preuve concrète le rapatriement, le 8 septembre, de 120 personnes associées à ce mouvement, avec l’appui de la MONUSCO. 
‎
‎Conclu en juin 2025 sous facilitation américaine, l’accord de Washington avait placé deux engagements sécuritaires au cœur des discussions : la neutralisation des FDLR par Kinshasa et la levée des mesures défensives du Rwanda, impliquant le retrait de ses troupes du territoire congolais. 
‎
‎Mais Kigali conteste la démarche congolaise, qualifiant le protocole de « non-événement » et accusant Kinshasa de ne pas respecter ses engagements. Pour les autorités rwandaises, la neutralisation annoncée ne correspond pas aux dispositions de l’accord. 
‎
‎Judith Suminwa a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre coordonnée des mécanismes de Washington, de Doha et de l’Union africaine. Elle a plaidé pour un calendrier précis, une vérification indépendante et un partage régulier des informations entre les parties. 
‎
‎Cette stratégie vise à replacer la question des FDLR dans un cadre multilatéral et à priver Kigali de l’argument sécuritaire qui justifie la présence de ses forces en RDC. 
‎
‎Malgré les engagements pris, les hostilités persistent sur le terrain. Les deux capitales s’accusent mutuellement de violations du cessez-le-feu, tandis que les divergences d’interprétation de l’accord entretiennent la méfiance. 
‎
‎Washington, par la voix de Massad Boulos, conseiller de l’administration Trump pour les affaires africaines, a reconnu les difficultés de mise en œuvre et exhorté les deux parties à respecter leurs engagements. 
‎
‎En affirmant que « la question des FDLR ne saurait plus servir de prétexte », Kinshasa entend démontrer qu’elle a rempli sa part du contrat. Le message est clair : la RDC exige désormais que Kigali assume ses responsabilités et retire ses troupes. Mais sur le terrain, la paix reste suspendue à la capacité des deux voisins à transformer leurs engagements en actes. 
‎
‎Merveille Maleya
‎

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %

Average Rating

5 Star
0%
4 Star
0%
3 Star
0%
2 Star
0%
1 Star
0%

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *