Depuis plusieurs mois, la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) est au cœur d’une vive polémique. Des allégations récurrentes lient son Directeur Général, Bernard Kabese Musangu, à un détournement présumé de 61 millions de dollars américains dans le cadre du dossier « American Fresh Food ». Toutefois, l’examen des faits révèle d’importantes zones d’ombre quant à la matérialité de cette accusation.
Une équation financière sans base comptable
Le nœud de l’affaire repose sur une incohérence technique majeure. Selon les données disponibles, la société American Fresh Food n’aurait jamais effectué le versement des 61 millions de dollars incriminés.
En droit des finances publiques, la qualification de détournement exige la réunion de trois conditions strictes :
• Un versement effectif des fonds.
• Une traçabilité comptable au sein des écritures de l’État.
• La preuve matérielle d’une sortie frauduleuse.
À ce jour, aucun document officiel, aucune décision judiciaire, ni aucun relevé bancaire ne démontre un encaissement de cette somme par la DGDA, excluant de fait toute appropriation de fonds publics.
Réformes douanières : le prix de la modernisation ?
Dans les milieux médiatiques kinois, cette affaire est de plus en plus qualifiée d’offensive informationnelle ciblée. Plusieurs observateurs sectoriels estiment que ces accusations s’apparentent à une campagne de dénigrement dénuée de fondement juridique.
Cette contestation trouverait sa source dans les profondes réformes structurelles menées par Bernard Kabese Musangu. L’implémentation de nouvelles directives a profondément modifié le fonctionnement de l’administration douanière :
• Digitalisation intégrale des procédures de dédouanement.
• Automatisation des systèmes de contrôle interne.
• Durcissement des mécanismes de lutte contre la fraude fiscale.
Ces vagues de modernisation, en verrouillant les circuits financiers, se heurtent à de vives résistances de la part d’intérêts économiques et administratifs établis.
Des indicateurs de performance en hausse
Malgré ce climat de tension, le bilan opérationnel de la direction actuelle affiche une progression constante. Les derniers rapports de gestion mettent en avant des indicateurs clés de performance (KPI) en nette amélioration :
• Accélération de la mobilisation des recettes douanières publiques.
• Fluidification des opérations de transit de marchandises.
• Hausse globale des flux financiers reversés au Trésor public.
JBK


