Lors du Conseil des ministres du vendredi 8 mai 2026, la Première ministre Judith Suminwa a ordonné au Ministre du Budget, Adolphe Muzito, de finaliser le projet de loi de finances rectificative. L’objectif est clair : un dépôt au Parlement avant la fin du mois. Cette révision budgétaire est imposée par l’évolution du contexte macroéconomique et les engagements pris avec le FMI.
Les impératifs du correctif budgétaire
Intégration du FMI : Le texte doit refléter les conclusions de la 3ème revue de la Facilité élargie de crédit (FEC).
Rééquilibrage macroéconomique : Ajuster le budget initial aux nouvelles réalités politiques et économiques nationales et internationales.
Mesures de rigueur : Rationaliser les dépenses non prioritaires et accroître les recettes intérieures.
Économie : une résilience sous surveillance
Malgré un contexte sécuritaire difficile, les indicateurs affichent une dynamique positive, mais fragile: Croissance : Un PIB réel robuste dépassant 5,5 %.
Stabilité : Une inflation contenue sous la barre des 2,5 % depuis octobre 2025.
Réserves : Des avoirs de change s’élevant à 8,8 milliards USD à fin mars 2026.
Point d’attention : Un dépassement du déficit budgétaire (0,6 % du PIB) dû aux dépenses liées au conflit dans l’Est.
Enjeux et réformes clés
Le nouveau projet de loi servira de vecteur aux réformes structurelles convenues avec les partenaires internationaux :
Eurobond inaugural : Fléchage transparent des investissements financés par cette levée de fonds.
Modernisation : Consolidation de la nouvelle Direction générale du Trésor (DGTCP) pour une gestion comptable optimale.
Bouclier économique : Intégration de mesures d’atténuation face aux répercussions de la crise au Moyen-Orient.
L’approbation finale par le Conseil d’administration du FMI est attendue pour juin 2026, faisant de ce dépôt parlementaire une étape décisive pour la crédibilité financière de la RDC.
JBK


