Insécurité à l’Est : Amnesty International alerte sur les massacres persistants des ADF

Insécurité à l’Est : Amnesty International alerte sur les massacres persistants des ADF

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Pendant que les regards sont braqués sur le front du M23, un massacre silencieux déchire le Nord-Kivu et l’Ituri. Un rapport d’Amnesty International, publié ce 5 mai 2026, lève le voile sur l’indicible : les Forces Démocratiques Alliées (ADF) multiplient les atrocités dans une impunité totale. Entre exécutions de masse, esclavage sexuel et enfants soldats, le calvaire des civils atteint des sommets d’horreur.Un cri dans le vide : « Je n’avais jamais vu autant de corps »Le titre du rapport est un uppercut. Amnesty y documente une explosion de crimes contre l’humanité. Profitant du fait que les ressources militaires (FARDC) et l’attention diplomatique sont mobilisées par l’agression rwandaise (M23), les ADF — affiliés à l’État islamique — intensifient leur campagne de terreur dans les zones délaissées.Chronique d’une barbarie planifiéeLe rapport détaille huit offensives majeures, véritables opérations d’extermination.Le massacre de Ntoyo (8 septembre 2025) : Le cynisme à son paroxysme. Des combattants déguisés en civils infiltrent une veillée funèbre. Bilan : 60 personnes massacrées à la machette et à la hache. Aucune force de sécurité n’était présente.L’attaque de Byambwe (novembre 2025) : Un centre de santé incendié, 17 civils fauchés. « Ils tiraient sur tout ce qui bougeait », témoigne un rescapé.L’esclavage comme systèmeAu-delà des tueries, les ADF ont instauré une industrie de l’oppression. L’ONG a recensé 46 cas d’enlèvements systématiques. Le sort des otages est atroce : travail forcé, torture et exécution immédiate pour ceux qui ne peuvent plus marcher.L’enfance est, elle aussi, broyée. Dès 10 ans, des garçons sont transformés en combattants après un endoctrinement forcé. « Après les leçons d’arabe et la formation au combat, on nous envoyait attaquer », confie une adolescente rescapée.Le double calvaire des femmesPour les filles, la captivité est synonyme de « mariages » forcés dès l’âge de 12 ans. Amnesty rapporte des viols répétés et des grossesses traumatiques. Mais l’horreur ne s’arrête pas à la libération : le rapport cite le cas bouleversant d’une survivante poussée au suicide après que sa propre belle-famille a exigé qu’elle tue ses enfants nés en captivité.L’appel au réveil : Briser la léthargieFace à ce constat apocalyptique, Agnès Callamard, Secrétaire générale d’Amnesty International, tape du poing sur la table : « Ces abus sont des crimes de guerre que le monde ne doit plus ignorer ». Elle exhorte Kinshasa et la communauté internationale à sortir de leur passivité pour protéger, enfin, les populations civiles abandonnées à leur sort.

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