Tshisekedi à Bandundu : « Nos provinces exigent une coopération entre institutions

Tshisekedi à Bandundu : « Nos provinces exigent une coopération entre institutions

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Le président Félix Tshisekedi a ouvert la 13ᵉ Conférence des gouverneurs par un appel vibrant à la responsabilité. Devant les dirigeants des 26 provinces, il a insisté sur l’urgence de dépasser les querelles institutionnelles pour répondre aux attentes des populations. Pour lui, la décentralisation n’est pas une bataille de pouvoir, mais un outil destiné à rapprocher l’État du citoyen et à stimuler le développement local.

‎« Ce dont nos provinces ont besoin, ce n’est ni d’institutions paralysées ni rivales, mais des institutions qui se respectent, qui coopèrent et qui se contrôlent mutuellement dans le cadre de la loi », a déclaré le Chef de l’État, rappelant que la stabilité institutionnelle est une condition essentielle pour améliorer la vie quotidienne des Congolais.

‎Depuis plusieurs années, les gouvernements provinciaux et les assemblées provinciales peinent à travailler ensemble. Motions de destitution, accusations de mauvaise gouvernance et contentieux judiciaires se multiplient, paralysant parfois l’action publique. Tshisekedi a dénoncé ces pratiques qui détournent la décentralisation de son objectif initial et transforment les institutions en foyers de tensions.
‎« Le contrôle parlementaire est légitime et nécessaire. Mais il ne peut être utilisé comme un instrument de chantage ou d’instabilité chronique », a-t-il averti.

‎Le thème central de la conférence – la transformation du secteur agricole, pastoral et halieutique – a permis au Président de souligner le lien direct entre gouvernance et développement. Selon lui, aucune politique agricole sérieuse ne peut prospérer dans un climat d’incertitude politique. Les investisseurs et les communautés rurales ont besoin de stabilité pour se projeter et bâtir un avenir durable.

‎Depuis l’adoption de la Constitution de 2006, les tensions institutionnelles n’ont cessé de fragiliser les provinces. En 2025, face à une vague de destitutions, le gouvernement central avait demandé la suspension des motions et pétitions, invoquant la nécessité de préserver la stabilité dans un contexte de guerre contre la rébellion de l’AFC/M23. Mais pour Tshisekedi, ces mesures ponctuelles ne suffisent pas : il faut une prise de conscience collective.

‎En conclusion, le Président a replacé le débat au niveau des réalités quotidiennes. Derrière les crises institutionnelles, ce sont des paysans qui attendent des routes pour écouler leurs récoltes, des jeunes qui espèrent un emploi, des familles qui veulent accéder à l’eau et à l’électricité. Son message est clair : les institutions doivent cesser de se neutraliser pour devenir des leviers de progrès.
‎« Ce dont nos provinces ont besoin, c’est du respect mutuel et du souci supérieur des populations », a martelé Tshisekedi, invitant les responsables provinciaux à faire de la gouvernance un instrument de dignité et de développement pour tous.

‎MM

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