La République démocratique du Congo pleure la disparition de Catherine Nzuzi wa Mbombo, figure emblématique de la vie politique nationale et pionnière du combat pour l’émancipation féminine. Décédée mercredi 18 mars, elle laisse derrière elle un héritage politique qui traverse les époques et continue d’inspirer.

Originaire de Kananga, Catherine Nzuzi wa Mbombo rejoint Kinshasa très jeune et entame une carrière fulgurante. À seulement 23 ans, elle est nommée bourgmestre de la commune de la Gombe, devenant l’une des premières femmes à occuper une telle fonction dans la capitale.
Son parcours l’amène ensuite à exercer des responsabilités de premier plan : gouverneure du Kongo Central, inspectrice d’État chargée de six provinces, vice-gouverneure de Kinshasa, puis dirigeante du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) sous Mobutu. Fidèle au maréchal, elle restera mobutiste convaincue même après la chute du régime. Mais son engagement ne s’arrête pas là : elle poursuit sa carrière sous les régimes post-Mobutu, notamment comme ministre de la Solidarité et des Affaires humanitaires au début des années 2000.
Parmi les nombreuses réactions, celle de Maître Justin Molima se distingue par sa force et sa clarté. L’avocat et observateur politique salue une femme qui a marqué l’histoire du pays :
« Catherine Nzuzi wa Mbombo est la pionnière du combat pour l’émancipation de la femme en RDC. Elle a montré, par son courage et sa détermination, que les femmes pouvaient occuper les plus hautes fonctions de l’État. Elle a poursuivi ce combat même après Mobutu, prouvant que son engagement dépassait les régimes et les époques. »
Cet hommage souligne la dimension historique de son parcours et rappelle que son combat reste d’actualité dans une société où les femmes continuent de revendiquer leur place dans la gouvernance.
Catherine Nzuzi wa Mbombo incarne la mémoire d’une génération de femmes qui ont osé s’imposer dans un univers politique verrouillé. Sa carrière, prolongée bien au-delà de l’ère Mobutu, témoigne de sa capacité à rester une actrice incontournable de la vie publique congolaise.
Sa disparition invite à réfléchir sur la place des femmes dans la gouvernance actuelle et sur la nécessité de poursuivre son combat pour l’égalité et l’émancipation. Elle laisse derrière elle un héritage fait de loyauté, de persévérance et de conviction, que Maître Justin Molima a su mettre en exergue dans son hommage.
JBK

Me Justin Molima rend un hommage mérité à Catherine Nzuzi wa Mbombo
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