Constitution : Bahati Lukwebo rectifie le tir après la polémique

Constitution : Bahati Lukwebo rectifie le tir après la polémique

0 0
Read Time:1 Minute, 45 Second

Les propos du deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, continuent de faire des vagues. Une semaine après avoir évoqué la question de la réforme constitutionnelle, l’ancien président du Sénat tente de rectifier le tir face aux critiques qui l’accusent d’avoir rejeté toute modification de la Loi fondamentale. 

‎Dans une déclaration écrite, Bahati affirme que ses paroles ont été mal interprétées. Il soutient qu’il n’a jamais exprimé une opposition de principe, mais qu’il voulait insister sur la nécessité de « changer les mentalités » avant d’envisager une révision des textes. Pour lui, le débat doit se dérouler dans le cadre institutionnel de l’Union sacrée, et non à travers des slogans ou des pressions partisanes. 

‎La controverse est née d’un slogan relayé par certains proches du pouvoir, selon lequel le président Félix Tshisekedi « n’a pas de mandats mais une mission ». Interpellé sur ce point, Bahati avait répondu que le Chef de l’État disposait bel et bien d’un mandat républicain qui s’achève en 2028. Il avait également mis en garde contre les « courtisans » qui, selon lui, cherchent à flatter le président en dehors du cadre constitutionnel. 

‎Ses propos ont été jugés « irrespectueux » par une partie de la majorité. Le sénateur Dany Kabongo a lancé une pétition contre Bahati, qui avait déjà recueilli 37 signatures au 9 mars. L’initiative pourrait peser sur les débats à l’approche de la session parlementaire prévue le 15 mars. 

‎Au-delà de la polémique immédiate, l’affaire Bahati Lukwebo met en lumière les tensions latentes au sein de l’Union sacrée. Elle révèle une coalition traversée par des ambitions contradictoires : d’un côté, les partisans d’une révision constitutionnelle pour prolonger le mandat présidentiel ; de l’autre, ceux qui plaident pour le respect strict des textes et des institutions. Dans ce bras de fer, la clarification de Bahati apparaît moins comme une simple rectification que comme un signal : le débat sur la Constitution ne pourra plus être évité et risque de devenir l’un des points de fracture majeurs de la session parlementaire qui s’ouvre. 

‎MM

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %

Average Rating

5 Star
0%
4 Star
0%
3 Star
0%
2 Star
0%
1 Star
0%

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *