Bahati Lukwebo désavoué par le Sénat et l’AFDC-A : la pétition pour sa déchéance s’accélère

Bahati Lukwebo désavoué par le Sénat et l’AFDC-A : la pétition pour sa déchéance s’accélère

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‎Les déclarations de Modeste Bahati Lukwebo sur une éventuelle révision de la Constitution continuent de provoquer des remous politiques. Le Bureau du Sénat a officiellement pris ses distances, affirmant que ces propos relevaient d’une opinion personnelle et n’engageaient pas l’institution.

‎Dans un communiqué signé par la rapporteure du Sénat, la chambre haute rappelle que la République démocratique du Congo traverse une période sensible, marquée par l’agression dont elle est victime. Elle appelle ses membres à la retenue et à la responsabilité, mettant en garde contre toute initiative individuelle susceptible de fragiliser l’unité nationale ou de semer la confusion dans l’opinion.

‎Le désaveu ne vient pas seulement du Sénat. L’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), plateforme politique dont Bahati est l’autorité morale, a également pris ses distances. Le regroupement a tenu à préciser que les propos de son leader ne reflètent pas sa ligne officielle, accentuant l’isolement politique de l’ancien président du Sénat.

‎Dans les couloirs du Parlement, la contestation prend forme. Une pétition visant à exiger la déchéance de Bahati du Bureau du Sénat circule déjà. Selon des sources internes, elle aurait récolté 34 signatures, signe d’un mécontentement croissant parmi les sénateurs.

‎En réaffirmant son attachement aux idéaux de paix, d’unité et de souveraineté nationale défendus par le président Félix Tshisekedi, le Bureau du Sénat cherche à se repositionner comme garant de la stabilité institutionnelle. Cette prise de distance traduit une volonté de préserver l’image de la chambre haute et d’éviter que la polémique autour de Bahati ne se transforme en crise politique plus large.

‎La polémique autour de Modeste Bahati Lukwebo illustre à quel point la question constitutionnelle demeure une ligne rouge dans le paysage politique congolais. En se désolidarisant de son deuxième vice-président, le Sénat cherche à préserver son image de garant de la stabilité institutionnelle, tandis que l’AFDC-A, son propre regroupement politique, accentue son isolement en refusant d’endosser ses propos. L’émergence d’une pétition ayant déjà recueilli 34 signatures pour exiger sa déchéance du Bureau du Sénat traduit un mécontentement profond et une volonté de sanctionner toute dérive individuelle perçue comme une menace pour l’unité nationale.

‎Au-delà du cas Bahati, cette séquence révèle une dynamique plus large : les institutions congolaises tentent de se protéger contre les fractures internes et de réaffirmer leur alignement avec la présidence dans un contexte de crise sécuritaire. La mise à l’écart de Bahati pourrait ainsi marquer un tournant, non seulement pour son avenir politique, mais aussi pour la manière dont la classe dirigeante entend gérer les débats sensibles autour de la Constitution.

‎Merveille Maleya

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