Alors que la signature de l’accord de paix entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda suscite de vifs espoirs, Thérèse Kayikwamba Wagner sonne l’alerte sur les responsabilités à venir et les jeux d’influence autour du groupe rebelle M23.
Dans une déclaration percutante, la diplomate congolaise affirme :
« S’il n’y a pas de changement du M23 sur le terrain, nous saurons quels acteurs, qui ont de l’influence, auront refusé de l’exercer pour les faire fléchir. »
Une prise de position claire, qui interpelle les partenaires régionaux et internationaux accusés à demi-mot de passivité, voire de complicité silencieuse. Thérèse Kayikwamba pointe ainsi la nécessité pour les puissances ayant un levier sur le M23 de s’engager concrètement si la paix doit être effective dans l’Est de la RDC.
Quant à l’assurance donnée par le président Donald Trump sur le retrait imminent des troupes rwandaises du territoire congolais, Wagner reste prudente mais confiante :
« Sans parler en son nom, le fait même de la signature de cet accord donne un cadre clair des responsabilités et des leviers à activer. »
Elle insiste sur le rôle stratégique que peut jouer Washington, désormais facilitateur assumé, dans la mise en œuvre de l’accord et dans la surveillance des engagements du Rwanda.
Cet accord, censé marquer un tournant dans une guerre qui a causé des milliers de morts et de déplacés, ne pourra être effectif que si tous les acteurs impliqués passent des paroles aux actes. La sortie de Thérèse Kayikwamba Wagner semble vouloir placer chacun devant ses responsabilités.
Tabitha-Tifanny Moseka


