SANTÉ PUBLIQUE: Le ministre de la santé interdit le BBL (Brazilian Butt Lift) sur toute l’étendue du territoire

SANTÉ PUBLIQUE: Le ministre de la santé interdit le BBL (Brazilian Butt Lift) sur toute l’étendue du territoire

0 0
Read Time:1 Minute, 46 Second

Lors de la plénière du mercredi 26 novembre à l’Assemblée nationale, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention, Dr Roger Kamba, a annoncé l’interdiction formelle de la pratique du Brazilian Butt Lift (BBL) en République démocratique du Congo. Cette décision, à portée nationale, vise à protéger les citoyennes contre les risques sanitaires liés à une intervention esthétique invasive, pratiquée sans encadrement médical adéquat.

Le BBL, qui consiste à injecter de la graisse dans les fesses pour en augmenter le volume, est désormais proscrit sur l’ensemble du territoire. Le ministre Kamba a justifié cette mesure par deux constats alarmants :

– 17 provinces sur 26 ne disposent d’aucun médecin qualifié pour réaliser cette opération en toute sécurité.
– Le risque sanitaire est élevé, avec des complications fréquentes telles que des embolies graisseuses, des infections post-opératoires et des défaillances organiques.

> « Toutes les cliniques qui pratiquent le BBL en RDC le font dans l’illégalité. Il n’existe aucun cadre légal pour encadrer ces actes médicaux esthétiques », a déclaré le ministre devant les députés.

Cette annonce gouvernementale fait suite à une question d’actualité posée par les députés Guy Mafuta et Lady Yangotikala, qui ont alerté sur la prolifération de ces pratiques à Kinshasa, souvent dans des structures non agréées. La plénière du 26 novembre a permis au ministre de répondre publiquement à ces préoccupations, en affirmant la volonté de l’État de préserver la vie des citoyennes face à des interventions non vitales mais potentiellement mortelles.

En interdisant le BBL sur l’ensemble du territoire national, le ministre Roger Kamba envoie un signal clair : la santé publique ne saurait être sacrifiée sur l’autel de la mode ou du profit.
Cette décision courageuse, prise dans un contexte de vide réglementaire et de pénurie de spécialistes, marque une volonté politique affirmée de protéger les citoyennes congolaises contre les dérives médicales. Elle appelle désormais à une réforme structurelle du secteur de la chirurgie esthétique, fondée sur la rigueur, la formation et la sécurité. Un pas important vers une médecine plus éthique, plus encadrée, et résolument tournée vers la protection de la vie.

Merveille Maleya

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %

Average Rating

5 Star
0%
4 Star
0%
3 Star
0%
2 Star
0%
1 Star
0%

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *