Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé dans la nuit de mercredi à Belem, capitale de l’État du Pará, pour participer à la 30ᵉ Conférence des Parties sur le changement climatique (COP30), qui s’ouvre ce jour au cœur de l’Amazonie.
Ce sommet international, qui réunit les délégations de 143 pays, dont près de 100 chefs d’État et de gouvernement, marque une étape décisive dans la lutte contre le réchauffement climatique. La ville de Belem, symbole de la biodiversité amazonienne, devient pour une semaine le centre névralgique des négociations climatiques mondiales.
La présence du Chef de l’État congolais à ce rendez-vous planétaire s’inscrit dans une logique de responsabilité et de leadership. La RDC, qui abrite le deuxième massif forestier tropical du monde après l’Amazonie, est aujourd’hui reconnue comme un acteur incontournable de la régulation climatique globale. Aux côtés du Brésil et de l’Indonésie, elle forme le triptyque des « pays solution », détenteurs d’une biodiversité essentielle à l’équilibre écologique de la planète.
Le Président Tshisekedi devrait intervenir au Sommet des Chefs d’État pour présenter la vision de la RDC en matière de gouvernance climatique : une approche fondée sur la souveraineté environnementale, la valorisation des ressources naturelles et la justice climatique. Kinshasa plaide pour une reconnaissance concrète du rôle stratégique du bassin du Congo, ainsi que pour des mécanismes de financement équitables et transparents en faveur des pays forestiers.
À Belem, la RDC entend faire entendre sa voix avec clarté et fermeté, dans un contexte où les enjeux climatiques ne peuvent plus être dissociés des impératifs de développement durable, de sécurité alimentaire et de stabilité géopolitique.
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