Patrice Ndumbi exclu de la présidence du COC sans raison valable: Quand le sport congolais perd sa transparence

Patrice Ndumbi exclu de la présidence du COC sans raison valable: Quand le sport congolais perd sa transparence

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Le Comité Olympique Congolais (COC) est au cœur d’une controverse majeure après avoir invalidé la candidature de Patrice Ndumbi à la présidence de cette structure. Officiellement, le comité évoque un « dossier incomplet » et l’absence de deux mandats fédéraux. Mais les documents en possession de la rédaction contredisent cette version et révèlent un processus électoral entaché de manœuvres opaques.

Patrice Ndumbi a fait deux mandats à la tête de la Fédération Congolaise d’Haltérophilie et de Culture Physique (FECOHAC), comme le confirme une correspondance officielle de cette même structure signé le 29 octobre 2025 par le 1er vice président et le Secrétaire général adjoint. Il est licencié en Pédagogie appliquée, option gestion des entreprises, diplôme obtenu à l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) de la Gombe, session 2022–2023. Ces deux éléments, exigés par les statuts du COC, sont donc pleinement remplis.

La disqualification de Patrice Ndumbi ne repose donc pas sur des critères objectifs, mais semble plutôt répondre à une logique de verrouillage. Dans une correspondance adressée au Ministre des Sports et aux instances internationales, le candidat évincé dénonce:

– La validation d’une candidature introduite hors délai, en violation du document officiel N°005CAB/MINJSCA/2013.

– La présidence de la commission électorale confiée à un proche du président sortant Amos Mbayo, compromettant l’impartialité du scrutin.

– La participation de fédérations non reconnues par les instances internationales, notamment dans le domaine de la boxe, utilisées pour manipuler les équilibres électoraux.

Ces révélations jettent une lumière crue sur les pratiques internes du COC, où les principes de transparence, de mérite et de gouvernance semblent avoir été sacrifiés au profit d’un maintien du pouvoir.

Le Comité Olympique Congolais, censé incarner les valeurs de l’olympisme — équité, intégrité, compétition loyale — se retrouve aujourd’hui accusé de dérive autoritaire. En écartant un candidat légitime, diplômé et statutairement éligible, le COC s’expose à une crise de légitimité profonde.

Patrice Ndumbi exige la recomposition immédiate de la commission électorale, à l’annulation des candidatures irrégulières et à l’intervention des instances internationales pour garantir un processus électoral juste et conforme aux standards du mouvement olympique.

En définitive, l’éviction de Patrice Ndumbi ne peut être réduite à une simple décision administrative. Elle incarne une dérive inquiétante où les règles sont tordues, la commission électorale instrumentalisée, et la transparence sacrifiée au profit de calculs positionnement. Si le Comité Olympique Congolais persiste dans cette logique d’exclusion et de verrouillage, il risque non seulement de perdre sa crédibilité nationale, mais aussi de s’isoler du mouvement olympique international.

Le sport congolais mérite des dirigeants élus dans la clarté, la légitimité et le respect des principes universels. Il est temps que les instances compétentes — nationales et internationales — interviennent pour restaurer l’intégrité d’un processus qui ne peut se construire sur le mensonge et l’arbitraire.

JBK

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