Une scène insolite se passe actuellement dans la chefferie Dhongo, territoire de Faradje dans la province du Haut-Uélé.
Un fils qui combat le pouvoir coutumier de son père pendant qu’il est vivant.
En effet, terrassé par la maladie depuis 2022, sa majesté innocent Manvota suivait les traitements dans les différents hôpitaux de la province et d’ailleurs, laissant l’intérim d’abord à son grand frère Kulua Mazo Tite, puis à son fils biologique Joseph Mulema. Curieusement après son rétablissement, le chef Manvota adressera une lettre au gouverneur de la province du Haut-Uele pour solliciter sa reprise de ses fonctions. Ce, au regard du rapport médical qui confirme que sa majesté innocent Manvota a toutes ses facultés en place pour diriger son entité.
Selon des sources crédibles, l’autorité provinciale à travers l’administrateur du territoire de Faradje a notifié le chef de la chefferie Dhongo afin qu’il reprenne ses fonctions. Cependant, certains notables de Faradje hautement placés dans la sphère politique de la province bloquent l’exécution de la décision du gouverneur de province et cherchent à alimenter un conflit entre le père et son fils. Ils intoxiquent en effet le fils à ne pas céder la place à son père biologique Chef légitime de la chefferie Dhongo.
Ces notables auraient même invité le fils à Isiro avec six membres de la famille régnante afin d’élaborer les stratégies pour bloquer la décision du gouverneur de province Jean Bakomito Gambu.
Cette attitude risque de déstabiliser la chefferie Dhongo avec son chef innocent Manvota qui est déterminé à accompagner le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dans sa vision du développement à la base, intériorisée par le gouverneur de la province du Haut-Uélé Jean Bakomito Gambu qui est appelé à intervenir personnellement pour faire régner l’ordre dans cette partie du territoire national.
Notons par ailleurs que l’absence du chef Innocent Manvota pendant sa maladie, n’a pas permis le décollage de la chefferie précisent nos sources dignede foi.
il sied de préciser en outre que le Vice premier ministre de l’Intérieur Jacquemin Shabani avait formellement interdit l’ingérence des acteurs politiques dans les affaires coutumières.
Dossier à suivre…


